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Auteur : Jennifer Rardin
Traducteur : Jean-Noël Châtain
Date de saisie : 10/11/2011
Genre : Science-fiction, Fantastique
Editeur : Milady, Paris, France
Prix : 8.00 € / 52.48 F
ISBN : 9782811206147
GENCOD : 9782811206147
Sorti le : 21/10/2011
Je m'appelle Jaz Parks. Mon patron, Vayl est né en 1744 en Roumanie... où il est mort. C'est un vampire. Ça aide ! Pour l'heure, il travaille à la CIA. Moi ? Je l'aide pas mal. Je possède certains dons qui sont bien utiles... Notre nouvelle mission : éliminer un chirurgien esthétique de Miami lié au terrorisme. Mais tout se complique lorsqu'on découvre qu'il est de mèche avec un salopard aux pouvoirs surnaturels, capable de mettre l'Amérique à genoux...
«Une série à sensation, pleine d'émotion, d'impertinence, d'humour et de fraîcheur.»
ROMANTIC TIMES
Jennifer Rardin est née en 1965 dans l'Indiana, aux États-Unis, et décédée le 20 septembre 2010. Elle a commencé à écrire dès l'âge de douze ans. Elle a travaillé pour une chaîne de télévision et comme pédiatre avant de faire de l'écriture son activité principale. Un jour, elle a confié à son mari qu'elle adorait les vampires. Il lui conseilla d'en faire le sujet de ses romans. C'est de cette façon que la série Jaz Parks vit le jour.
Extrait du prologue
La peur, ça craint. Car on ne sait jamais quand elle va frapper. Parfois, elle se faufile par-derrière, en gloussant comme votre meilleure copine de 5e. Et «paf» elle vous balance un coup sur la nuque et vous vous retrouvez à genoux avant même d'avoir compris ce qui vous arrivait. A d'autres moments, vous la voyez venir de loin ; c'est juste un point à l'horizon, mais vous êtes coincé comme un canari dans sa cage. Vous n'avez pas d'autre solution que de rester là, en espérant ne pas avoir le mal de mer et ne pas dégueuler sur le papier journal.
Assise dans le bureau de mon patron, Peter, sur l'unique chaise pliante qu'il réserve aux visiteurs, je me sentais déjà bien nauséeuse. En fait, je n'avais jamais été aussi effrayée depuis que je travaillais avec lui. C'était même pire que lorsque j'étais entrée dans ma chambre d'hôtel - ma première mission ayant commencé une dizaine d'heures plus tôt - et que j'étais tombée sur un vampire debout près du lit, une arbalète à la main. Mon arbalète. Celle que je comptais utiliser pour l'éliminer.
Mais, cette fois, je ne pouvais pas simplement juste m'enfuir et tenter de revenir plus tard. Ou bien, comme je l'avais fait à ce moment-là, lui flanquer deux coups de pied dans la tronche pour le déséquilibrer, puis lui péter les rotules à l'aide du calibre.38 que je gardais toujours sous ma jupe en cas de pépin, avant de le finir avec l'arbalète qu'il avait laissé tomber quand ses os avaient volé en éclats. Dans le cas présent, j'étais obligée de rester assise bien sagement, en évitant de rendre tripes et boyaux sur les rangées de dossiers top secret qui s'empilaient à hauteur de cinquante centimètres, voire du double, sur le bureau métallique vert de Pete. Car, même si j'avais rempli jusque-là toutes les missions qu'il m'avait confiées, Pete était sur le point de me virer.
Je ne voyais pas d'autre explication à cette convocation. Le gars, réputé pour être près de ses sous, m'avait appelée à Londres à 3 heures du mat' depuis l'Ohio, dans le seul but de m'informer que je devais rentrer au QG sur un vol première classe aussitôt mon job accompli. En ce moment, il devait sans doute examiner le reçu du billet et toutes les notes de frais de mon dernier voyage à l'étranger. Tout en étudiant le dossier ouvert sous ses yeux, il passa une main sur son crâne d'oeuf qui hérissa les trois derniers poils restants.
J'en avais marre d'attendre. On a vite fait de se lasser des murs nus couleur turquoise, des rangées de classeurs métalliques noirs et des lamelles blanches d'un store vénitien toujours baissé (ce qui expliquait la plante crevée sur la table près de la fenêtre). Je m'avançai sur le bord de la chaise, qui grinça de manière alarmante sous mes fesses. Ça ne fait aucun doute, je suis le seul élément de moins de cinquante ans dans ce bureau.
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