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Auteur : David Gemmell
Traducteur : Alain Névant
Date de saisie : 10/11/2011
Genre : Science-fiction, Fantastique
Editeur : Milady, Paris, France
Prix : 7.00 € / 45.92 F
ISBN : 9782811206130
GENCOD : 9782811206130
Sorti le : 21/10/2011
Le vieux guerrier se nomme Druss, mais on l'appelle Légende.
Sa vie est une lutte au nom de l'honneur et de la justice. À la veille de son dernier combat, le vieux guerrier raconte à une jeune recrue comment il a obtenu ce titre. Comment des années auparavant, il s'est embarqué dans la plus incroyable des aventures, en quête des joyaux d'Alchazzar, et comment cette épopée l'a conduit jusqu'au plus profond du royaume des morts. Lorsque Légende se lève et marche, il ne fait pas bon se dresser sur sa route...
Depuis Légende, son premier roman (prix Tour Eiffel 2002), David Gemmell n'a publié que des best-sellers. Reconnu comme le maître de l'heroic fantasy en Grande-Bretagne, cet ancien journaliste, grand gaillard de deux mètres, avait été videur dans les bars de Soho à Londres avant de prendre la plume. Sa gouaille naturelle lui avait toujours permis d'éviter de se servir de ses 120 kilos. Cette gouaille se retrouve dans ses ouvrages dont le rythme soutenu entraîne le lecteur dans des aventures épiques et hautes en couleur, où Gemmell savait mettre tout son coeur. Ce même coeur qui l'a abandonné en juillet 2006, à l'âge de 57 ans.
Extrait du prologue
La lune planait au-dessus de Dros Delnoch telle la lame d'une faux. Pellin observait tranquillement le camp nadir en contrebas, éclairé par les rayons de l'astre. Des milliers de guerriers étaient amassés. Demain, ils se lanceraient en hurlant sur la petite portion de terre ensanglantée qui les séparait du mur, munis de leurs échelles et de leurs grappins. Leurs cris de mort et de guerre le terroriseraient comme aujourd'hui, pénétrant dans sa chair comme des milliers d'aiguilles de glace. Jamais dans sa courte vie Pellin n'avait été aussi effrayé ; il n'avait qu'une seule envie : s'enfuir à toutes jambes, jeter son armure trop grande pour lui, et rentrer chez lui, dans le Sud. Les Nadirs n'en finissaient pas de venir, vague après vague, lançant devant eux leurs cris éraillés par la haine. La légère blessure en haut de son bras gauche le lançait et le démangeait. Gilad lui avait affirmé que cela voulait dire qu'elle était en bonne voie de guérison. Mais cet avant-goût de souffrance était la promesse amère que davantage était à venir. Il avait vu ses camarades se tordre de douleur en hurlant, leurs ventres ouverts par les épées dentelées... Pellin essaya de repousser les images qui lui revenaient. Un vent froid se mit à souffler du nord, amoncelant des nuages lourds d'orage. Il frissonna et pensa aussitôt à sa ferme, avec son toit de chaume et sa cheminée en grosses pierres de taille. Les nuits glaciales comme celle-ci, il allait au lit avec Kara. Elle posait sa tête sur son épaule et sa cuisse chaude sur ses jambes.
Ainsi enlacés et éclairés par le seul rougeoiement du feu mourant, ils écoutaient la complainte du vent à l'extérieur. Pellin soupira.
Faites que je m'en sorte, pria-t-il.
Sur les vingt-trois volontaires de son village, il ne restait que neuf survivants. Il posa le regard sur les rangées de défenseurs endormis à même le sol entre les Murs Trois et Quatre. Arriveraient-ils à contenir la plus grande armée jamais assemblée ? Pellin savait bien que non.
Il reporta son regard sur le camp nadir et scruta la zone près des montagnes. C'est là que les Drenaïs morts avaient été jetés et brûlés, une fois dépouillés de leurs armes et de leurs armures. Après cela, une épaisse fumée noire était passée sur la Dros pendant des heures, apportant avec elle une odeur écoeurante de chair calcinée.
Cela aurait pu être moi, songea Pellin en se remémorant le carnage lorsque le Mur Deux était tombé.
Il frissonna de nouveau. Dros Delnoch, la plus grande forteresse au monde : six murs en pierre gigantesques et une forteresse impressionnante. Aucun ennemi ne s'en était jamais emparé. Mais elle n'avait jamais été attaquée non plus par un ennemi de cette taille. Pellin avait l'impression qu'il y avait plus de Nadirs que d'étoiles dans le ciel. Les défenseurs avaient abandonné le Mur Un après une lutte acharnée, car c'était le mur le plus long et donc le plus difficile à tenir. Ils s'étaient enfuis pendant la nuit, abandonnant le mur sans pertes supplémentaires. Mais celles-ci avaient été sévères au Mur Deux : l'ennemi avait réussi à percer les défenses et s'était déversé de façon à encercler les défenseurs. Pellin avait réussi de justesse à atteindre le Mur Trois ; il se souvenait encore du goût acide de la peur dans sa gorge et des terribles tremblements qui s'étaient emparés de tous ses membres alors qu'il escaladait les créneaux pour s'écrouler sur les remparts de l'autre côté.
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