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Auteur : Alexandre Vialatte
Préface : Jean-Pierre Caillard
Date de saisie : 16/11/2011
Genre : Littérature, essais
Editeur : Julliard, Paris, France
Prix : 17.00 € / 111.51 F
ISBN : 978-2-260-01961-9
GENCOD : 9782260019619
Sorti le : 20/10/2011
Année après année, le cercle des admirateurs d'Alexandre Vialatte, auteur «notoirement méconnu» comme il se définissait lui-même, ne cesse de grandir - et ce n'est que justice.
À l'occasion du quarantième anniversaire de sa mort, le journal La Montagne a sélectionné treize chroniques, publiées tout au long de l'année 2011 et reprises dans cet ouvrage qui en comprend également treize autres, choisies par quelques-uns des plus fervents admirateurs de l'écrivain : Laurence Cossé, Marie-Hélène Lafon, Amélie Nothomb, Gavin's Clemente-Ruiz, Bernard Jannin, Pierre Jourde, Baptiste Liger, Philippe Meyer, Pascal Ory, Antoine Perraud, Denis Tillinac, Bertrand de Saint Vincent et Philippe Vandel.
«Heureux lecteur qui va découvrir Vialatte. Il apprendra de lui, en petites phrases limpides et frappantes, que les hommes, les bêtes et les choses n'arrêtent pas d'entretenir à leur insu des quantités de relations insoupçonnées, fraternelles ou hostiles, sentimentales ou intéressées, extravagantes, édifiantes ou simplement bizarres, mais toujours instructives.
Heureux lecteur qui découvre Vialatte et son gai savoir. Aussi bien pourra-t-il découvrir, à travers un jeu d'images ou dans le sillage d'un proverbe inventé, le coeur qui bat et parfois même l'âme qui se fend. Et c'est ainsi qu'Alexandre est grand.»
Alexandre Vialatte (1901-1971) est l'auteur d'une douzaine de romans dont Battling le ténébreux, Les Fruits du Congo, Le Fidèle Berger. Chroniqueur (notamment au journal La Montagne), poète, traducteur de Nietzsche et de Thomas Mann, il fut aussi celui qui traduisit et fit connaître Kafka en France.
Extrait de la préface de Jean-Pierre Caillard, Président-directeur général du Groupe La Montagne - Centre-France
Longtemps j'ai voulu rendre hommage à Alexandre Vialatte. C'est chose faite avec cette année 2011 que nous lui avons consacrée. Ce fut l'occasion de rééditer treize de ses chroniques pour le plaisir de la relecture ou de la découverte, selon les âges et la curiosité. Le prétexte, aussi, à créer un prix littéraire à son nom, ainsi qu'un site Internet, les deux pérennes, pour que l'hommage dure encore.
Je voulais cet hommage. Je ne pensais pas rencontrer un tel enthousiasme, rallier autant de noms prestigieux autour de sa personne, écrivains, cinéastes, éditeurs ou penseurs, tous ces Vialattiens qui se trouvent réunis en une sorte de club informel. Des hommes, des femmes, de tous les âges, de tous les horizons liés par une commune admiration et l'amitié, valeur suprême pour Alexandre Vialatte. Tous, prêts à répondre au moindre appel et même à choisir leur chronique préférée - exercice difficile - comme l'ont fait certains, pour ce volume.
Cet enthousiasme me touche et légitime ma démarche. Je suis profondément attaché à Vialatte pour au moins deux raisons : parce qu'il fut l'un des collaborateurs essentiels de La Montagne, titre amiral du groupe de presse que je dirige aujourd'hui, et par goût. Une vieille histoire.
J'avais treize ans, je croyais déjà à la littérature. L'illumination m'était venue à la lecture des chroniques, rituellement programmées par La Montagne, de cet homme, un écrivain, qui savait sublimer la quintessence imaginaire de la vie, aux yeux éblouis de l'adolescent que j'étais.
Je découpais, d'un coup de ciseaux soigneux, je classais, avec méthode, dans une boîte à chaussures bleue, je pliais en deux, très précautionneux, puis je relisais, avec gourmandise, ces tranches de rêve hebdomadaire, exaltant après lui la grandeur consécutive d'Allah.
Je conserve depuis une émotion intense de m'être ainsi frotté à cette découverte progressive du monde, de ses fulgurances, de ses espoirs et de sa désespérance souterraine, à travers ce qu'un quotidien et un écrivain, trop discret, m'auront, ensemble, offert, à l'heure où s'échafaude et se structure, au plus profond de chacun, la forme encore mal dégrossie de l'adulte que nous serons demain.
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