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.. Le matamore : mythe, images et réalités : quand saint Jacques est enrôlé pour la guerre

Couverture du livre Le matamore : mythe, images et réalités : quand saint Jacques est enrôlé pour la guerre

Auteur : Denise Péricard-Méa

Date de saisie : 14/10/2011

Genre : Histoire

Editeur : la Louve éditions, Flaujac-Poujols, France

Collection : L'histoire

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2-916488-48-6

GENCOD : 9782916488486

Sorti le : 23/09/2011

  • Les présentations des éditeurs : 22/10/2011

Saint Jacques Matamore... «Tueur de Maures»... de l'espagnol matar (tuer) et Moro (Maure)... Cette étiquette pour le moins agressive, accolée au nom d'un saint chrétien, ne laisse pas de surprendre. Cet ouvrage a donc pour but de montrer comment on est passé peu à peu d'un saint Jacques évangélisateur à un saint Jacques combattant : ainsi de son usage par Béranger de Landore, archevêque français à Compostelle entre 1318 et 1330, un dominicain qui dut conquérir son siège l'épée au poing, "aidé" par saint Jacques. Au-delà, ce livre met aussi en évidence les diverses utilisations de ce puissant et étrange patronage au cours de l'Histoire, depuis le premier Matamore jusqu'aux événements les plus récents (la guerre d'Irak), en passant par les années de la guerre civile espagnole qui fit s'affronter les armées du général Franco et celles de la République. On verra également que le "concept" s'est exporté, en Europe, en Amérique, où le Matamore se fit tueur de Turcs ou tueur d'Indiens.
Mais de quand datent exactement cette appellation et ses nombreuses représentations iconographiques ? C'est à cette question, entre autres, que cet ouvrage très largement illustré s'efforce de répondre.

Denise Péricard-Méa, docteur en histoire de l'Université Paris I-Sorbonne, est responsable des recherches à la Fondation David Parou Saint-Jacques.


  • Les courts extraits de livres : 22/10/2011

Extrait de la préface

C'est pour retrancher le juste et l'impie que mon épée va sortir de son fourreau.

Ézéchiel, (21,8)

La question centrale pour l'Europe et les Européens est de savoir comment surmonter leur peur de l'Islam et promouvoir le paradigme de Cordoue plutôt que la logique de la Reconquista espagnole vieille de six siècles.

Ramin Jahanbegloo, Return to Cordoba, Montréal, 2010

L'image de l'épée apparaît plus de quatre cent fois dans l'Ancien Testament. Elle véhicule la vision d'un Dieu guerrier, jaloux et prompt à manier lui-même l'épée. Non seulement pour «sonder les reins et les coeurs» comme le dit le Psalmiste, mais aussi pour prendre part aux batailles et inciter à des combats en son nom.

«Depuis le fond des âges, c'est en tant que Dieu de la guerre que YHVH a principalement laissé sa sainteté se manifester

Ce «fond des âges» dit bien que la violence est inhérente à la condition humaine. Partout présente dans l'histoire de l'humanité, n'est-elle pas déjà à l'oeuvre dès le premier conflit entre les frères Caïn et Abel ? Elle fut souvent exercée au nom de Dieu ou de la représentation que les hommes s'en faisaient. L'Ancien Testament en témoigne au travers de la longue éducation de l'humanité. «De leurs épées ils forgeront des socs», prophétise Isaïe transformant l'instrument de mort en instrument de vie. Cette longue éducation s'est poursuivie au fil des siècles. Ainsi Ben Sirach écrit-il, deux siècles avant l'ère chrétienne, «les larmes de la veuve ne coulent-elles pas sur ses joues [de Dieu] ?» (Si, 35 15), révélant un Dieu tendre et miséricordieux. Le Nouveau Testament apporte ensuite une autre vision de Dieu en Jésus qui refuse l'utilisation du glaive. Mais vingt siècles de christianisme n'ont pas éradiqué la violence du coeur de l'homme. Les chrétiens eux-mêmes l'ont utilisée dans leurs divisions ou pour imposer leur foi, la mettant au service de la cause de Dieu. Sans être oubliés, ces tristes épisodes ne nuisent plus aux relations entre les disciples du Christ. Ils ont néanmoins laissé dans la société une image négative du christianisme.
Aujourd'hui les trois religions qui se reconnaissent dans la promesse faite par Dieu à Abraham n'évitent pas la guerre malgré leurs recherches de chemins de paix. Dernière née des trois, l'Islam, connaît en son sein des luttes fratricides. Dans la plupart des pays musulmans, les chrétiens n'ont pas droit de cité face aux plus intransigeants des disciples de Mahomet. Partout, les religions sont, ou risquent d'être, instrumentalisées au profit de projets et d'intérêts qui n'ont plus rien à voir avec les dévotions ou les cultes. Montrer comment est née l'image d'un saint guerrier et comment elle a été utilisée jusqu'à un passé récent s'avère utile dans ce contexte mondial.
Le Matamore, sujet de ce livre, est l'apôtre Jacques, un des premiers compagnons de Jésus, le frère de Jean, le disciple préféré. Tous deux avaient de fortes personnalités puisque Jésus lui-même les avait surnommés «fils du tonnerre». Jacques avait manifesté sa fougue et son tempérament guerrier en proposant un jour à Jésus «d'appeler le feu du ciel» sur un village de Samarie où ils avaient été mal reçus. Après la Résurrection, il aurait évangélisé l'Espagne qui en fit son patron dès le VIIIe siècle. Un tel patronage apparaissait nécessaire pour galvaniser les forces chrétiennes face à l'envahisseur sarrasin. Un tombeau, miraculeusement retrouvé, dit-on, en 813, fut attribué à cet apôtre et une ville, Saint-Jacques-de-Compostelle, naquit de cette découverte et du culte qui s'ensuivit. Mais un autre nom, surgi au XIIe siècle, a traversé l'histoire, Clavijo, lieu d'une bataille légendaire à laquelle il fut fait référence pour donner à saint Jacques le surnom de Matamore. Il y serait apparu pour la première fois dans le ciel, en 844, l'épée en main, monté sur un blanc destrier, pour lutter à côté des chrétiens.


  • Le courrier des auteurs : 22/10/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Denise Péricard-Méa, docteur en histoire, spécialiste de saint Jacques et Compostelle, 2 fois pèlerine à Compostelle (à cheval depuis Bourges en 1982, à pied depuis Lectoure en 2001)

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'étude de la figure guerrière de saint Jacques, des origines à nos jours, principalement en Espagne.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Le 25 juillet 1948, le général Franco, dans le discours qu'il prononça à la cathédrale de Compostelle a exprimé le voeu prémonitoire que «le chemin de Saint-Jacques s'ouvre au-delà du rideau de fer».

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
L'hymne national espagnol du temps de Franco

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'émotion d'avoir constaté que l'image belliqueuse de saint Jacques tueur de Maures n'exprime que l'orgueil démesuré des chevaliers de l'Ordre de Santiago.
La stupéfaction de voir que ce saint a servi de porte-drapeau de luttes entre chrétiens.


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