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Auteur : Boris Cyrulnik
Préface : Jeannette Bougrab
Date de saisie : 25/11/2011
Genre : Psychologie, Psychanalyse
Editeur : Odile Jacob, Paris, France
Collection : Psychologie
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-7381-2688-7
GENCOD : 9782738126887
Sorti le : 29/09/2011
Boris Cyrulnik au micro de Jean Morzadec
«Jusqu'à présent, personne n'avait osé aborder, voire effleurer cette triste réalité du suicide des enfants, préférant souvent la nier en la dissimulant au travers de jeux dits dangereux.
Le suicide touche aussi les plus petits, les enfants, les préadolescents.
Je suis convaincue que la lecture de ce livre remarquable permettra de sauver des vies.
Je suis convaincue que ce travail est vital afin d'agir pour prévenir la souffrance des enfants qui, par désespoir, faute d'être entendus par les adultes, agissent de manière risquée jusqu'à l'accident fatal prévisible.
Le travail inédit réalisé par Boris Cyrulnik à travers une approche pluridisciplinaire mêlant neurobiologie, biochimie, psychologie, sociologie et autres disciplines nous éclaire.
Ce livre nous donne de l'espoir.
Nous pouvons tous, dès à présent, être des acteurs de la prévention du suicide des enfants.
L'amour, l'affection, les liens familiaux, l'écoute d'adultes constituent des protections efficaces.
Je crois que le message le plus important de ce livre remarquable de Boris Cyrulnik, c'est que l'histoire n'est jamais écrite.»
Jeannette Bougrab
Secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de la Vie associative
Boris Cyrulnik est neuropsychiatre. Il est aussi directeur d'enseignement à l'université de Toulon. Il est l'auteur de nombreux ouvrages qui ont tous été d'immenses succès, notamment Un merveilleux malheur, Les Vilains Petits Canards, Parler d'amour au bord du gouffre, De chair et d'âme, Autobiographie d'un épouvantail et Mourir de dire.
Extrait de la préface de Jeannette Bougrab
Penser l'impensable, Comprendre l'incompréhensible, tels auraient pu être les titres de cette étude inédite sur le suicide des enfants. Nos sociétés contemporaines commencent juste à entrevoir la tragédie sombre qui se déroule sous nos yeux depuis quelques années déjà. Il ne pouvait en être autrement, car comment imaginer, comment concevoir, comment même commencer à penser ou à ébaucher une théorie sur cet homicide de soi, cet autoassassinat chez des petits âgés seulement de 7, 8 ou 9 ans ? Ces enfants ont, par définition, la vie devant eux. Et pourtant, ils décident de mettre fin à leurs jours.
Ces dernières semaines, les journaux en ont fait leur une. Un tabou commence tout juste à tomber. Comment ne pas rappeler que le suicide, ce fléau s'installant sournoisement dans la vie psychique des individus, est la deuxième cause de mortalité des jeunes de 16-25 ans, juste après les accidents de circulation ? Mais jusqu'à présent, personne n'avait osé aborder, voire effleurer cette triste réalité du suicide des enfants, préférant souvent la nier en la dissimulant derrière des jeux dits dangereux comme le jeu du foulard. Oui, le suicide touche aussi les plus petits, les enfants, les préadolescents.
Choisir Boris Cyrulnik pour défricher ce sujet complexe était une évidence. Par ses travaux, ses ouvrages comme Les Vilains Petits Canards, Parler d'amour au bord du gouffre ou Un merveilleux malheur, il était la personne idéale pour aborder ce qui n'est que douleur, tenter de prévenir cette catastrophe et guérir les familles qui ont connu un tel drame. Je suis une privilégiée, car j'ai pu rencontrer cet homme brillant, cultivé, humaniste, sage et qui incarne une forme d'amour universelle. Sa seule présence, ses mots apaisent les souffrances. Je n'ai pas été surprise mais honorée quand il a accepté de travailler sans rien en retour sur ce sujet. Dans une société d'égoïstes, un homme a su démontrer qu'il fallait espérer.
L'idée de publier un rapport commandé par la ministre de la Jeunesse, dans une grande maison d'édition, Odile Jacob, avec une diffusion très large, était une volonté délibérée et forte de dire que nous pouvons tous être un jour un acteur de la prévention du suicide si nous savons lire et traduire les indicateurs, les signes du mal que nos enfants laissent entrevoir. Comme l'écrit Boris Cyrulnik, si une pichenette peut pousser l'enfant à un acte mortel, une autre pichenette peut l'en préserver. Je suis convaincue que la lecture de ce livre remarquable permettra de sauver des vies.
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