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.. La construction du personnage : l'être et ses discours

Couverture du livre La construction du personnage : l'être et ses discours

Auteur : Sadi Lakhdari

Date de saisie : 03/10/2011

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Indigo et Côté-Femmes, Paris, France

Prix : 18.60 €

ISBN : 9782352600763

GENCOD : 9782352600763

Sorti le : 12/09/2011

  • Les présentations des éditeurs : 03/10/2011

Le personnage reste un des chapitres essentiels des études de narratologie. Il est le support privilégié de toutes les constructions fictionnelles et reste toujours aussi complexe à appréhender malgré les multiples études qui lui ont été consacrées. Le Crimic a organisé en mai 2010 une journée d'étude portant sur la construction du personnage dans la littérature espagnole des XIXe et XXe siècles proposée par plusieurs doctorants très actifs, Marie Emilie Berton, Christian Boyer et Jean-Christophe Martin, dans la lignée des travaux du LPCH (Littérature, Psychanalyse et Civilisation Hispaniques, composante du CRIMIC axée sur l'étude des interactions entre la littérature et la psychanalyse. Les communications présentées ont donné lieu à des articles centrés sur la problématique du personnage et du héros, surtout dans la production romanesque contemporaine mais aussi dans des pièces de théâtre des années 20.

Les utiles remises en cause de l'illusion référentielle par les théoriciens structuralistes ont permis de développer et d'approfondir les recherches sur le personnage. C'est à eux et à leurs continuateurs que se sont référés majoritairement les auteurs de ces articles qui ont également pris en compte les fulgurantes intuitions freudiennes déjà présentes dans le célèbre article qui sert de point de départ à toute interprétation psychanalytique des textes littéraires, «Le créateur et le rêve éveillé» de 1907. Ils ont aussi pris en compte les théories de la réception. C'est en croisant ces diverses approches, comme l'avaient déjà fait plusieurs poéticiens que l'on peut rattacher au mouvement structuralistes, que le séminaire du Crimic, LPCH, a mené ses travaux depuis déjà quelques années, engageant la recherche narratologique dans des voies qui se sont avérées fécondes pour l'étude de la fiction espagnole contemporaine.

Sadi Lakhdari est professeur de littérature espagnole contemporaine à l'Université de Paris-Sorbonne. Auteur de travaux sur Benito Pérez Galdós et les romanciers et poètes contemporains, il dirige le Centre de Recherche Interdisciplinaire sur les Mondes Ibériques contemporains.


  • Les courts extraits de livres : 03/10/2011

«LA EXPOSICIÓN DOMÉSTICA» : DE L'USAGE DES DESCRIPTIONS D'INTÉRIEURS DANS LA CONSTRUCTION DES PERSONNAGES DANS TORMENTO

Yves Germain
(Maître de Conférences, Paris-Sorbonne)

Le lien de causalité directe entre le milieu et les personnages que, dans la doctrine naturaliste du roman, Zola postule pour justifier un usage moderne et scientifique de la description, destinée désormais à «compléter et déterminer», grâce aux fameux «états du milieu», s'avère, on le sait depuis longtemps, une pure construction théorique dont il est assurément difficile de retrouver l'application dans les multiples modulations de la description réaliste et naturaliste, y compris lorsque l'intention réaliste ou naturaliste est nettement affirmée, comme c'est le cas dans les romans galdosiens des années 1880, les «novelas contemporáneas», et en particulier dans ce Tormento que son ouverture dialoguée pose d'emblée en affirmation d'une modernité en lutte contre les illusions trompeuses et marchandes du roman feuilleton incarnées dans la production du pittoresque et non moins pitoyable José Ido del Sagrario. Les liens unissant l'usage de la description des milieux et la construction des personnages étaient nécessairement plus complexes, voire incertains, à un moment de l'histoire du roman réaliste où se combinent d'une part cette «fureur de description», à moitié reconnue par Zola dans le même texte essentiel du Roman expérimental où il entend promouvoir ses «états du milieu», «fureur de description» qui n'est autre que la liberté formelle des romanciers vis-à-vis de l'exercice de la description en ces temps d'apogée du genre (c'est évidemment en pleine connaissance de cause que Zola recommandait d'étudier la description avant tout chez Flaubert), et d'autre part, dans les termes de ce qui serait plutôt une sociologie de la littérature, le propos réaliste de rendre compte d'une société plus mobile, où la modernité croissante induit chez les êtres des changements plus rapides, ceux-là mêmes que Galdós, implicitement, percevait comme plus sensibles dans la fameuse «clase média» dans son article canonique et presque trop cité de 1870.
Très concrètement, dans la trilogie qui réunit El Doctor Centeno, Tormento et La de Bringas, cette évolution du rapport du milieu aux personnages semble connaître une accélération frappante, influant de façon décisive sur le traitement de la description, constamment renouvelé. On pourrait l'aborder dans le passage du premier au second roman, qui correspond ainsi au passage d'une figure traditionnelle, balzacienne, du personnage de roman logé dans une pension, la «casa de huéspedes» de dona Virginia où loge Alejandro Miquis au début de la seconde partie du Doctor Centeno, à des personnages liés à des habitats plus individualisés, liés à des projets de vie pour Caballero et le couple Bringas. La fixation sur des logements correspondant à un projet de vie n'est d'ailleurs que provisoire, puisque, on le sait, Caballero devra faire le choix de l'exil bordelais pour concilier utopie domestique et marginalité morale, tandis que les Bringas, obsédés par la volonté de paraître qui dévore surtout Rosalia, devront à nouveau déménager pour s'installer provisoirement au Palais, le temps de l'action de La de Bringas, exposés à l'existence précaire et dévorante que réserve à la bourgeoise saisie par la débauche des apparences sa très illusoire ascension. Avant cela, Tormento correspond à un temps où la fixation dans un habitat donné paraît pour le moins possible, du moins objet de rêve. Le contraste est ici saisissant avec la condition du malheureux Alejandro Miquis, protagoniste de la seconde partie du roman précédent, voué le temps de sa vie écourtée par la maladie à l'existence précaire des pensions, espace de précarité existentielle certes, mais aussi commode générateur de rencontres dans une tradition du roman réaliste que l'on pourrait faire remonter aux auberges du Quichotte, croisement de lignes du récit, perpétuelle possibilité de renouvellement. Mais la pension du Doctor Centeno appartient désormais au passé, tout comme la production littéraire romantique du pauvre Miquis : cet espace suranné est non seulement en régression comme réalité sociale pour les classes moyennes, il est aussi peu propice à l'explication des personnages qui y vivent, au-delà de la précarité inhérente à Miquis, peu apte également à développer outre mesure l'éclairage des personnages par le milieu où ils vivent, ou l'interaction entre le milieu et les personnages. Ouverte, anonyme et provisoire, la pension est insuffisamment productrice de sens, en regard des habitats individuels diversifiés. C'est là précisément un point dont Galdós a dû percevoir l'importance, alors même que son souci premier en entreprenant Tormento après El doctor Centeno, paraît avoir été de faire surgir plus de sens, à commencer par une intrigue reliant une pluralité de personnages, cette intrigue qui manquait au roman précédent condamné à juxtaposer des histoires, en panne d'unité. Et pour relier les personnages, il importait de les développer encore plus, ce qui passait par la description de leurs habitats, réels ou encore utopiques.


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