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Auteur : Matthew Diffee
Préface : Robert Mankoff
Traducteur : Jean-Loup Chiflet | Fanny Soubiran
Date de saisie : 30/09/2011
Genre : Humour
Editeur : Points, Paris, France
Collection : Documents
Prix : 9.00 € / 59.04 F
ISBN : 9782757825112
GENCOD : 9782757825112
Sorti le : 19/09/2011
La rédaction du New Yorker reçoit un millier de dessins par semaine. Seulement 20 sont publiés. Voici 90 propositions refusées, plus provocatrices les unes que les autres. Politiquement incorrects, licencieux, parfois insolents et toujours hilarants, ces dessins ont enfin l'occasion d'être vus.
«La religion, le deuil, la maladie, le sexe, l'amour, la mort... Pas de tabou : tous ces sujets sont ici traités avec une irrévérence absolue. Ça défoule !»
L'Express
Certains dessins, jugés trop politiquement incorrects, trop provocateurs, osés ou irrévérencieux, n'ont pas été publiés par le New Yorker. Depuis 1925, l'hebdomadaire américain s'est en effet imposé comme le panthéon du dessin d'humour. Chaque semaine, le comité de rédaction reçoit un milliers de dessins. Vingt seront publiés. Puis il y a ceux que les journalistes gardent pour eux, accrochés dans leur bureau. Impubliables ? Inoubliables ! Matthew Diffee, l'un des dessinateurs attitrés du New Yorker, a sélectionné les plus hilarants de ces dérapages : les voici rassemblés dans cet album.
Matthew Diffee est un dessinateur américain. Ses dessins sont régulièrement publiés dans le New Yorker.
Extrait de l'introduction de Matthew Diffee
Permettez-moi de vous raconter combien j'ai de la chance. Il y a sept ans, alors que j'habitais encore à Boston, j'ai entendu parler d'un concours de dessins organisé par le New Yorker et l'Hôtel Algonquin. Pour participer, il fallait envoyer un dessin qui ait un quelconque rapport avec la vie dans un hôtel. J'en dessine un. Mon tout premier. Je l'envoie. Je gagne. Je rencontre Bob Mankoff, l'éditeur de dessins du New Yorker, qui me suggère de lui soumettre mes travaux plus régulièrement. Je le fais. Je vends un premier dessin. Puis, enfin, un deuxième. Aujourd'hui je publie quasiment un dessin par semaine dans le New Yorker. Je ne saurais être plus heureux, si ce n'est qu'un petit détail m'agace : savoir que, chaque semaine aussi, neuf de mes dessins ne paraissent pas dans le magazine. Il n'y a pas de ciel sans nuages.
Le présent livre est un recueil de dessins que le New Yorker n'a pas achetés. Pas seulement les miens. Ça deviendrait vite ennuyeux, et par ailleurs je ne suis pas le seul à essuyer des refus. Ça nous arrive à tous. C'est tout simplement une réalité désagréable et inévitable, tout comme Britney Spears ou la mort. Pourquoi ces dessins ont-ils été refusés ? Je ne peux pas précisément vous le dire. Je demanderais bien à Bob, mais il est bien trop occupé à regarder les dessins de la semaine - ce qui est peut-être un début de réponse. Bien sûr, certains de ces dessins sont trop lourds, trop scabreux ou trop crus ; d'autres trop provocateurs ou trop bizarres ; quelques-uns sont probablement trop bêtes ; mais je pense surtout qu'ils sont trop nombreux. Si le New Yorker les achetait tous, il n'y aurait plus de place pour les articles - qui sont excellents, m'a-t-on dit. Un numéro du New Yorker compte en général quinze à vingt dessins. Or nous sommes cinquante dessinateurs à collaborer régulièrement avec le magazine et à soumettre une dizaine de dessins par semaine. On arrive donc à cinq cents. Et sans compter la pile colossale des innombrables dessins envoyés du monde entier par des inconnus pleins d'espoir dont les chances d'être découverts sont quasi nulles. (Ne le prenez pas mal, c'est comme ça que ça se passe.) Il y a donc beaucoup de dessins en compétition pour les quelques places disponibles dans chaque numéro. Bob m'a dit qu'il regardait plus de mille dessins par semaine. Ça fait un paquet, non ? Je m'étonne qu'il soit encore autant fasciné par les dessins d'humour. Je m'étonne même qu'il les aime tout simplement. C'est un peu comme si vous ne mangiez que des cacahouètes. Vous finiriez par les détester, n'est-ce pas ? Moi, c'est déjà le cas, rien que d'y penser. Mais la comparaison a ses limites, parce que si les cacahouètes sont toutes les mêmes, ce n'est pas vrai pour les dessins. Certes, des ressemblances et des catégories peuvent émerger, mais il y a toujours de la variété. C'est un peu comme dans le mélange de fruits secs servi pour l'apéritif. La plupart des dessins soumis au New Yorker correspondent aux cacahouètes, aux graines de tournesol et aux amandes, mais de temps en temps, vous tombez sur quelque chose de meilleur : disons, une banane séchée, si c'est ce que vous préférez. Voilà de quoi est fait ce livre. Nous avons passé en revue des années de cocktail apéritif refusé et en avons extrait les bananes séchées. Et aussi quelques raisins secs, parce que les bananes séchées, c'est effectivement très bon, mais personne ne saurait s'en contenter.
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