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.. Katherine Mansfield dans la lumière du Sud

Couverture du livre Katherine Mansfield dans la lumière du Sud

Auteur : Gisèle Bienne

Date de saisie : 21/05/2013

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Collection : Un endroit où aller

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782742797790

GENCOD : 9782742797790

Sorti le : 29/05/2011

Une évocation des séjours que fit Katherine Mansfield dans le sud de la France, longs moments de bonheur consacrés à l'écriture aux côtés de son époux, puis de nostalgie due à la maladie et à la solitude. Un très beau texte qui permet de redécouvrir cet écrivain proche de Virginia Woolf.


  • Les présentations des éditeurs : 09/06/2011

Elle travaille allongée sur une chaise longue, lit ou écrit pour la revue, et c'est tellement agréable qu'à défaut de l'acheter elle envisage de louer la villa pour un an. Dans cette région protégée du vent, les orangers, les mandariniers et les citronniers prospèrent. C'est le Sud par excellence. De la villa en surplomb, Katherine voit la Méditerranée d'un "bleu de jacinthe foncé", et elle l'entend du jardin. Les maisons sont "toutes colorées dans le soleil". Des femmes font sécher le linge sur les orangers. "Peut-être le soleil confère-t-il de la beauté à toutes les activités humaines." Cette lumière, si elle n'apaise le feu de la maladie, agit comme un baume sur ses récentes blessures.

G.B.

Gisèle Bienne vit et travaille à Reims. Romancière et essayiste, elle a publié de nombreux livres, notamment Marie-Salope (Des femmes, 1976 ; Climats, 2004), Bleu, je veux (Seuil, 1983), Paysages de l'insomnie (Climats, 2004) et La ferme de Navarin (Gallimard, 2008), consacré à Cendrars. Chez Actes Sud, elle est l'auteur de Rémuzor (1994). Elle écrit également pour les adolescents.


  • Les courts extraits de livres : 09/06/2011

ET IN ARCADIA EGO

LE SOIR TOMBE sur la mer rose. Derrière Sanary, la lune se lève dans le ciel jaune pâle et "les chiens savent qu'elle est là". Des pêcheurs rentrent leurs barques. Un enfant pleure parce qu'il ne veut pas aller se coucher. Celle qui est née le 14 octobre 1888, par temps d'orage, dans une île lointaine sous un climat méditerranéen, se penche sur son cahier après avoir fermé la fenêtre de sa chambre.
Tout se passe pour elle comme si certains paysages de la Côte d'Azur et de la Nouvelle-Zélande doucement se superposaient. Il y a huit ans, en février 1907, elle notait dans son carnet qu'elle était au bord de la mer, à la baie de l'Ile, couchée, le visage contre le sable tiède et blanc. Elle écrivait que des pêcheurs maoris ramenaient une barque, pantalons remontés jusqu'aux genoux, cheveux courts et frisés, éclaboussés de soleil, bras bruns et fermes, et dans leurs mains glisse la corde mouillée "qui vient tracer une figure mystérieuse sur le sable que chasse l'écume". Elle écrivait qu'elle marcherait sur la grève dans l'écume des vagues jusqu'à la tombée de la nuit, boirait beaucoup de thé et mangerait des quantités de tartines de confitures à l'abricot dans une petite maison qui s'appelle Cliff House- peut-être le bungalow des Beauchamp où Katherine retrouvait quelquefois son amie Edith Bendall.
Elle allume une cigarette. Sur la cheminée, la photographie de son frère, seul "tombeau" du mort. "Et in Arcadia ego" : Même en Arcadie j'existe. Le mort a traversé les murs, a rejoint Katie à Bandol, au bord du monde ; et c'est dans le tableau qui prend forme sur la page de son journal qu'ils se retrouvent, et c'est comme si la lumière s'écoulait du pinceau de Katherine Mansfield, or du soleil et des fleurs, braise du feu, scintillations de l'air et des vagues, douceur ambrée des souvenirs, miroitements des images :
"Et in Arcadia ego."
"Être assise devant le petit feu de bois, les mains croisées sur les genoux, les yeux clos - imaginer que l'on revoit sous ses paupières toute la dansante beauté du jour ; sentir la flamme sur sa gorge, comme jadis je croyais sentir une tache s'y poser, lorsque Bogey tenait un bouton-d'or sous mon menton... Instants où respirer est un tel délice qu'on a presque peur d'exhaler son souffle, comme si un papillon déployait sur votre poitrine le palpitant éventail de ses ailes. Et goûter encore le tiède soleil qui fondait dans la bouche ; sentir encore le parfum, blanc et lourd comme une cire, qui plane sur les champs de jonquilles, l'arôme sauvage, épicé, du romarin qui pousse en petites touffes parmi les rochers rouges, tout au bord de la mer..." - la mer avec sa côte "magnifiquement sauvage" où elle aime toujours jouer ; Londres alors "paraît très loin, loin comme s'il n'existait pas".


  • Le courrier des auteurs : 05/12/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Un oiseau sur la branche. J'habite un nid dans les hauteurs d'un immeuble au centre de Reims. J'ai exercé plusieurs métiers. Je viens d'animer, pendant dix années consécutives, des ateliers d'écriture à Reims.

Mon activité préférée, et depuis longtemps, c'est bien sûr l'écriture. En 2010, j'ai été résidente à la Villa Marguerite Yourcenar au Mont Noir, centre d'écrivains européens ; ce furent des mois merveilleux.

Je suis romancière et essayiste. J'ai obtenu deux prix littéraires. J'ai publié dix romans (citons «Marie-Salope», éditions Des Femmes, réédition Climats, «Bleu, je veux» et «Premières alliances» au Seuil, «Rémuzor» chez Actes Sud, «Paysages de l'insomnie», éditions Climats), «Le blues du tram», éditions Châtelet-Voltaire, et deux essais, dont «La ferme de Navarin» (consacré à la blessure de Cendrars en Champagne), chez Gallimard, collection L'Un et l'autre.

Je publie aussi des romans destinés aux adolescents dans la collection Médium de L'école des loisirs. (Citons «Les Champions», «Le cavalier démonté», «Chicago», «je reviendrai», «La Chasse à l'enfant», «On n'est pas des oiseaux», sélectionné pour le prix de la Télévision Suisse Romande.)

«Katherine Mansfield dans la lumière du Sud» fait partie de la sélection du prix Cazes de la Brasserie Lipp.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le portrait que je fais de Katherine Mansfield met l'accent sur sa solitude de femme amoureuse de la liberté, de la vie et de son compagnon, dont elle est souvent séparée, et sur sa solitude d'écrivain ; il montre comment elle se débat, se débrouille avec ces deux solitudes et essaie de «guérir» de ses attentes en se donnant toujours davantage à l'écriture et en poursuivant sa quête de la lumière. Elle disait écrire «sur l'écran brillant du temps».

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
La première. «Il y a un monde au bord du monde, il y a un monde qui l'attend dans sa splendeur muette, dans sa lumière magique, il y a le Sud.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Les Impromptus de Schubert.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Une rencontre. Une découverte ou une redécouverte d'un auteur de grande qualité et d'une époque très riche sur le plan littéraire. Une rencontre avec une femme d'une étonnante modernité, dans le comportement comme dans l'écriture. Elle a 26 ans quand la guerre se déclenche en 1914, elle perd son frère adoré à cette guerre et, malade, meurt à l'âge de 34 ans. Vie brève, vie intense, tragique aussi. Katherine Mansfield nous laisse quatre-vingt huit nouvelles - dont certaines causèrent chez Virginia Woolf admiration et envie - son journal et une riche correspondance.


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