Aussi punk que "tweed ", Londres affiche une identité visuelle parmi les plus bariolées d'Europe. Le moindre recoin de l'immense capitale britannique s'enorgueillit sans complexe d'une accumulation anarchique de signes et d'empreintes graphiques s'entremêlant dans une vaste tolérance créative. Tout y est neuf et tout y est ancien pour l'oeil du promeneur, attentif et buissonnier Loin des clichés habituels. "Made in London" compile un cocktail visuel résolument "british" glané aux quatre coins d'une mégalopole où la tradition côtoie avec culot les formes d'expression les plus esthétiques.
Jean-Luc Planche, né en 1970, vit actuellement à Paris, même s'il voyage en permanence dans d'autres villes du monde. Cet ancien concepteur-rédacteur dans la publicité (agence Publicis) a publié différents ouvrages en tant que co-auteur ou photographe.
Titres déjà parus :
Moulin rouge ! Albin Michel, Libres et Égaux, 60 ans de conquêtes des droits humains, Flammarion, 99 F le manifeste, éditions Télémaque, New York New York, éditions Terrail-Vilo, Souvenir Magic Book, éditions Youpeka.
Les courts extraits de livres : 11/08/2011
London Calling hurlaient les Clash en 1979. Force est de constater que l'appel est toujours aussi fort, aussi direct dès lors qu'on pose un regard minutieux sur Londres. Inutile et impossible de détailler la carte d'identité visuelle de la ville, ses singularités abreuvent l'autochtone comme le visiteur depuis des siècles dans un fatras exclusivement anglais. Il faut dire que le monde entier se croise dans la mégalopole et imprime de sa présence multiple des différences incongrues et joyeuses. Gourmande et enthousiaste, Londres assimile avec panache ces apports venus des quatre coins du globe pour ne former au final qu'un seul visage, celui d'un millefeuille visuel unique. Londres se goinfre de ses propres contrastes et s'en nourrit pour mieux s'en réjouir. Selon les quartiers, tel ou tel pays prend le pouvoir et présente, dans des formes d'expression diverses, un aperçu de son identité, de son univers culturel, qu'il prendra soin d'intégrer au tissu local. Car Londres n'a peur de rien, elle aurait plutôt faim de tout, c'est inscrit dans son ADN. Alors, on suit curieux, le fil de cette aventure urbaine en perpétuel renouveau, au gré de messages, de signes et d'empreintes graphiques, comme autant de déclarations égocentriques destinées à tous.
Jean-Luc Planche
Le courrier des auteurs : 11/08/2011
1) Qui êtes-vous ? !
Un voyageur au court, moyen et long cours.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
La ville, l'urbain, la cité.
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Look right, look left
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
"London calling" par les Clash
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Mon respect sans limite pour tout ce qui est britannique de près ou de loin.