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.. L'Orient fantasmé

Couverture du livre L'Orient fantasmé

Auteur : Jean Lapage

Date de saisie : 29/05/2011

Genre : Art - Peinture

Editeur : Musées d'art et d'histoire de Narbonne, Narbonne | Somogy, Paris, France

Prix : 34.00 € / 223.03 F

ISBN : 9782757204610

GENCOD : 9782757204610

Sorti le : 08/05/2011

  • Les présentations des éditeurs : 05/07/2011

Les ambassades persanes à la cour de Louis XIV, suivies de la traduction des douze volumes des contes des Mille et Une Nuits (1717) et de la publication des Lettres persanes de Montesquieu (1721), ont fait naître en Occident une fascination pour l'Orient qui n'aura de cesse de croître au cours des siècles suivants. Fantasme du harem, majesté des paysages ensoleillés aux décors presque irréels, peu à peu les pays du Levant ainsi que du Maghreb deviennent une source d'inspiration importante pour les peintres européens et américains. Des «turqueries» du XVIIIe siècle aux peintures de la France coloniale, l'étonnante collection rassemblée par le musée d'art et d'histoire de Narbonne retrace l'aventure de cette peinture romantique et colorée entre histoire de l'Orient et légende.

Les ambassades persanes à la cour de Louis XIV suivies de la traduction de douze volumes des contes des Mille et une Nuits (1717) et la publication des Lettres persanes de Montesquieu (1721) ont fait naître en Occident une fascination pour l'Orient qui n'aura de cesse de croître au cours des siècles suivants. Fantasme du harem, majesté des paysages ensoleillés aux décors presque irréels, peu à peu, les pays du Levant ainsi que du Maghreb deviennent une source d'inspiration puissante pour les peintres européens et américains. Des «turqueries» du XVIIIe siècle aux peintures de la France coloniale, l'étonnante collection du musée d'Art et d'Histoire de Narbonne retrace l'aventure de cette peinture romantique et colorée, entre histoire de l'Orient et légende.


  • Les courts extraits de livres : 05/07/2011

L'épopée orientale

Ils sont fous, ces Français, d'avoir laissé leur sûr et riche pays pour le seul plaisir de venir voir et peindre notre misérable existence.

Gaza, 15 décembre 1839
Apostrophe à l'adresse du peintre orientaliste Henri de Chacoton

Déjà ébauché par les ambassades persanes à la cour de Louis XIV, le goût de l'Orient est aiguisé au XVIIIe siècle par la traduction, entre 1704 et 1717, des douze volumes anonymes des contes des Mille et Une Nuits et par la publication en 1721 des Lettres persanes de Montesquieu. François Boucher (1703-1770) et Amédée Van Loo (1719-1755) commencent à exploiter, à travers leurs peintures de Sultanes, les voluptés suggérées d'un orientalisme alors circonscrit aux rives du Bosphore.
Au XIXe siècle, l'indépendance de l'Égypte, la libération de la Grèce du joug ottoman et la conquête de l'Algérie (1820-1830) impliquent de plus en plus le Proche et le Moyen-Orient dans les affaires européennes. Le Maghreb et les pays du Levant attirent alors les peintres français, anglais, italiens, allemands, autrichiens, voire américains.
Les toiles «ensoleillées» suscitent l'engouement d'une bourgeoisie industrielle qui s'affaire sous les crachins d'une Europe du Nord un peu grise, avec sa sidérurgie, son charbon et ses chemins de fer alors en pleine expansion.
Les allusions de cette peinture à des plaisirs souvent contrariés en Europe, ses références constantes au despotisme et à la cruauté, en font un genre de plus en plus prisé.
L'Orient devient l'inspirateur de couleurs et de formes à destination d'une Europe fascinée par le fantasme du Harem (la possession totale de corps féminins dénudés et assujettis), par la majesté de paysages presque irréels et par la minutie narrative des scènes d'intérieur abondamment pourvues de tapis somptueux et d'étoffes chatoyantes. C'est l'univers des senteurs suggérées, des toiles luxuriantes à vocation décorative et parfois ethnographique, où le flamboiement des épices, le reflet des cuivres et des céramiques stannifères, rivalisent avec l'opulence des cuirs et des bijoux en argent martelé.
Et s'il s'agissait pourtant, comme le suggèrent certains exégètes, d'un catalogue de stéréotypes dépréciatifs, destiné par ses messages infraliminaux, à justifier la politique coloniale de la France ?
L'aventure de cette peinture romantique et colorée vous est racontée à travers les quelque 150 oeuvres orientalistes présentées dans le cadre exceptionnel du musée d'art et d'histoire de Narbonne, seul espace en France à offrir une présentation permanente vouée à l'orientalisme.


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