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Auteur : Martine Laffon
Date de saisie : 22/05/2011
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Milan, Toulouse, France
Collection : Essais-documents
Prix : 23.90 € / 156.77 F
ISBN : 9782745950062
GENCOD : 9782745950062
Sorti le : 27/04/2011
LE MUSÉE PHILOSOPHIQUE
QUAND LES TABLEAUX DONNENT À PENSER
Et si Hopper, Bruegel, Soulages, Kandinsky, Renoir, Frida Kahlo nous apprenaient à philosopher ? Un tableau donne à voir à plusieurs niveaux. Ce qu'il représente, bien sûr, mais aussi les émotions que l'artiste a voulu transmettre. Enfin et surtout, il nous en dit plus sur nous-mêmes en fonction de nos réactions devant la toile que l'on soit néophyte ou connaisseur. Dans tous les cas, le tableau donne toujours à penser, comme le montre ce Musée philosophique conçu comme une grande exposition imaginaire. Un lieu propice à une découverte de l'art et de la philosophie, où se confrontent de façon lumineuse grands thèmes philosophiques et grands chefs-d'oeuvre de l'art.
Apprendre à mourir, le quotidien, l'angoisse de la liberté, être heureux, l'abandon... autant de notions qui peuvent paraître abstraites, voire arides, au plus grand nombre. Pourtant, elles participent de notre quotidien. Choisir vingt-cinq thèmes et tout autant de chefs-d'oeuvre pour les illustrer relève de la gageure et de la subjectivité. Nonobstant, une telle sélection aidera tout un chacun, le néophyte comme l'esthète, à regarder autrement un tableau. Ce faisant, il apprendra à prendre du recul et à (se) voir autrement. Bref, après être entré dans ce Musée philosophique, plus rien ne sera comme avant-Enfin un musée que l'on peut emporter partout avec soi, pour sortir du prêt-à-penser ambiant.
Philosophe de formation, Martine Laffon, a publié chez Milan la Petite philosophie du jardinier, la Petite philosophie du cheval et le beau livre Les Plus Beaux Chevaux. Elle a adapté le célèbre roman Le Monde de Sophie pour les éditions du Seuil. Directrice de plusieurs collections de philosophie, dont la «Boîte à outils philo», chez Milan, elle est l'auteure avec sa fille, Caroline Laffon, de nombreux albums, essais et beaux livres sur les représentations culturelles. Elle est également conseillère éditoriale pour «Filotéo» chez Bayard.
La grande énigme
Chaque culture a tenté à travers ses mythes d'imaginer comment tout a commencé, non seulement l'univers mais aussi les hommes, leurs musiques, leurs métiers, leurs maisons. Comment répondre à l'interrogation des origines sans raconter, sans mettre en récit ce qui peut difficilement être pensé ? Et que laissent entrevoir ces récits de l'indicible ? Chaque culture a inventé une genèse, un enfantement, un événement fondateur, un grand ancêtre divin ou un animal, pour donner une explication possible au fait d'exister. Les récits de création sont innombrables, mais ils posent toujours la même question : celle de l'être et du non-être. La symbolique du potier façonnant l'homme à partir de l'argile montre à quel point l'humanité s'est souvent imaginée issue du sol, de la glèbe, comme tout ce qui pousse à la surface de la terre. C'est le souffle d'une divinité pour les uns, son sperme ou sa salive pour les autres, qui lui donnent vie. Ainsi naissent les créatures, d'une origine divine. Mais cette interrogation première - d'où venons-nous ? - n'a pas fini de nous hanter, quels que soient les époques, les progrès techniques, les explications rationnelles et scientifiques tentant de démythifier le monde. Peut-être sommes-nous poussières d'étoiles, mais alors d'où viennent les étoiles et la matière ? Comment passe-t-on de la matière à la vie ? Ou encore : pourquoi existons-nous ? Est-ce que tout cela a un sens ? Notre existence se réduit-elle au seul fait d'être, comme sont les animaux ou les choses, ou est-ce la conscience même de notre existence qui donne sa valeur à notre vie ? Le philosophe Leibniz formulait ainsi sa réflexion : «Pourquoi [y a-t-il] quelque chose plutôt que rien ? Car le rien est plus simple et plus facile que quelque chose. Et supposons que les choses doivent exister, pourquoi [doivent-elles] exister ainsi et non autrement [ ?]»
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