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Couverture du livre Cher monsieur Queneau : dans l'antichambre des recalés de l'écriture

Auteur : Dominique Charnay

Préface : Pierre Bergounioux

Date de saisie : 21/05/2013

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Denoël, Paris, France

Prix : 25.00 €

ISBN : 978-2-207-11059-1

GENCOD : 9782207110591

Sorti le : 14/04/2011

Une bouleversante anthologie des lettres que "les écriverons" ont adressé, avec leur manuscrit, à Raymond Queneau, chef du comité de lecture chez Gallimard entre 1947 et 1974. "Inconnus, ils étaient, inconnus ils sont restés". Nous n'avons pas, malheureusement, les réponses négatives. Mais ces suppliques désespérées, ces mises à nu chaotiques face à la stature intimidante et bienveillante de Raymond Queneau nous touchent, comme nous amusent les chantages cyniques, les indignés drapés dans leur mauvaise foi, les convaincus de leur talent, et les flatteurs serviles. C'est toute la langue, la culture et l'esprit français de l'époque que l'on découvre, loin des intrigues germanopratines, ainsi que la passion d'écrire et d'être publié sous la prestigieuse couverture. Un rêve non réalisé.


  • Les présentations des éditeurs : 26/10/2011

Qui n'a jamais rêvé d'être publié ? Raymond Queneau en savait quelque chose...
Non content d'avoir exploré les secrets du métier d'écrire dans une oeuvre en perpétuelle invention, le père de Zazie eut aussi, en qualité d'éditeur, à affronter la prose de légions d'amateurs saisis un jour par le démon de l'écriture.
Au tournant de l'après-guerre, façonnés par l'école de la République, des milliers d'hommes et de femmes que rien n'y préparait se sont mis à noircir des feuillets avec une ferveur conquérante. Dans l'espoir d'échapper au sort commun en accédant au statut d'écrivain, ces graphomanes anonymes ne doutaient pas du bien-fondé de leur ivresse littéraire.
Figure marquante et bienveillante du monde de l'édition, chef du comité de lecture de la maison Gallimard, Raymond Queneau apparaissait alors comme l'homme de goût par excellence capable de reconnaître leur talent. Pour la grande majorité d'entre eux, le rêve ne s'est pas réalisé. Les manuscrits non publiés ont disparu. Mais Queneau, loin de priver l'humour de son sérieux, avait pris soin de conserver les lettres d'intention qui les accompagnaient.
Retrouvés dans ses archives, choisies et présentées par Dominique Charnay, ces pièces à conviction témoignent encore aujourd'hui d'une savoureuse et parfois inquiétante candeur. Véritable Luna-Park des romanciers du dimanche, elles composent un ensemble unique en son genre.

Dominique Charnay, journaliste et bibliophile, a publié de nombreux articles sur le dessin, la littérature et le cinéma. Il est notamment l'auteur de Queneau et la peinture (Buchet-Chastel, 2003) et d'un recueil de souvenirs, Moitessier. Le chemin des îles (Glénat, 1999).



  • La revue de presse Chloé Brendlé - le Magazine Littéraire, juin 2011

Cher Monsieur Queneau, par sa drôlerie, volontaire ou non, mais aussi par sa sincérité parfois très émouvante, montre en creux (l'auteur n'a pas conservé ses propres réponses), l'attachante personnalité d'un écrivain populaire. Les débutants, tout comme les récidivistes inconditionnels, provinciaux pour la plupart, se sentent proches de ce touche-à-tout guère conventionnel de la littérature. Leurs lettres recèlent d'anecdotes ; elles confessent, quand ce n'est pas un vice, la passion d'une vie.


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, mai 2011

C'est en fouillant dans les archives de Queneau que Charnay est tombé sur "des centaines de missives d'inconnus", rêvant de gloire littéraire, en général jamais satisfaite. Une sélection de ces requêtes désespérées, tentatives de séduction infructueuses et autres courriers d'insultes de génies incompris est ici réunie (parfois en fac-similés), qui brosse une peinture drôle, touchante ou effrayante de ce bataillon des recalés.


  • La revue de presse Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 21 avril 2011

Pendant trente-cinq ans, les écrivains du dimanche envoyèrent leurs manuscrits au romancier du «Dimanche de la vie». Les inconnus devaient en effet passer par Raymond Queneau pour être publiés chez Gallimard, où l'écrivain tenait à la fois du portier, du réceptionniste, du procureur, du confesseur, du goûteur, de l'orpailleur et de la tireuse de cartes...
Les voici pour la première fois rassemblées. Elles ont été écrites par ceux que Dominique Charnay appelle les «recalés de l'écriture»...
Etrange volume, où le ridicule le dispute à l'émouvant et le grotesque, au picaresque. Surgis de l'oubli, ces graphomanes anonymes ressemblent à des personnages de Queneau dessinés par Sempé. Ils sont petits, avec de très grands rêves. Il suffirait parfois d'un rien pour que l'auteur généreux et attendri de «Pierrot mon ami» leur prête sa plume.


  • La revue de presse Alice Pouyat - Le Journal du Dimanche du 17 avril 2011

Ils sont si nombreux, les hommes et les femmes qui rêvent d'être publiés et qui ne reçoivent des éditeurs que des lettres de refus ! Ceux qu'on appelle à tort "les écrivains du dimanche", alors que la plupart se penchent tous les jours sur la feuille blanche, sont légion. Peut-être y a-t-il aujourd'hui en France plus de gens qui écrivent que de gens qui lisent ? Grâce à Raymond Queneau, qui a longtemps présidé le comité de lecture de Gallimard et qui avait conservé toutes les lettres de ses correspondants - Dominique Charnay nous en propose un choix -, nous entrons de plain-pied dans la psychosociologie des "recalés de l'écriture" des années 1940 aux années 1970. Un document à la fois émouvant et drôle...
Drôle aussi ce document parce que les candidats à la publication utilisent stratagèmes et ficelles pour impressionner ou séduire Raymond Queneau.


  • Les courts extraits de livres : 26/10/2011

Un persistant mystère

Alors que le cours de la réflexion est régenté, dans les divers domaines de la pensée, par des paradigmes dont Thomas Kuhn a montré la prégnance dans la recherche scientifique, l'invention de la littérature s'apparente à un persistant mystère. Il faut que le temps ait passé, l'encre séché, pour que se détachent les oeuvres où nous reconnaissons la physionomie des heures traversées. C'était donc ainsi ! C'est ce dont témoignaient des textes que rien ne recommandait plus particulièrement à l'attention, dans la confuse rumeur de l'instant, et qui éclairent désormais notre profondeur présente.
Toute l'histoire de la littérature, depuis un demi-millénaire qu'elle accompagne sans interruption l'aventure collective, en France, illustre ce paradoxe. Montaigne, qui pense ne s'adresser, en français, qu'«à peu d'hommes et à peu d'années», nous est proche comme personne quand l'oubli a emporté les pièces des savants, des pédants qui latinisaient à pleine écritoire, sous la Renaissance. Des pages lacérées enfouies dans un tiroir, des bouts de papier cousus dans le pourpoint de Pascal fixent les vertiges de l'âme affrontée au décentrement copernicien de l'univers. Voltaire, s'il nous accompagne, ce n'est pas grâce aux tragédies sur lesquelles il avait gagé sa survie mais à cause des contes hâtivement rédigés vers la fin de sa longue existence. On est resté un siècle sans soupçonner que l'éclatant miroir de la plus brillante cour qu'il y eut jamais s'empoussiérait dans les caves du ministère des Affaires étrangères où Choiseul avait fait placer les papiers de Saint-Simon aussitôt après sa mort, et quelques décennies encore pour s'aviser que le fulgurant manifeste de la modernité était toujours en caisse, chez l'éditeur où Rimbaud n'avait pas cru devoir prendre la peine d'aller retirer ses poèmes, et ainsi de suite jusqu'à l'heure qu'il est.
Si la culture occidentale a bien la raison, ce «jugement calme», pour principe et que le désenchantement du monde en est la rançon, il n'en reste pas moins que l'invention artistique en général, et la création littéraire en particulier, qui a partie liée avec la conscience, pourtant, nous demeurent obscures. Quand tout est fini, la scène désertée, les acteurs absentés, on trouve, dans un coin, le livre qui enferme, contre toute attente, le goût ténu, précieux, unique des jours enfuis, la version méconnue, déconcertante d'abord, maintenant évidente, de ce qui s'est passé. Il existe une science de la nature, une autre de la société, une science de la science, mais on ne dispose toujours pas de celle qui établirait sans conteste quelles oeuvres relèvent pleinement de la littérature et déduirait d'un calcul rigoureux l'expression du présent irréparable. Et avec ou malgré ça, le texte qui flanque notre histoire, l'éclairé et parfois l'infléchit, s'écrit.


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