Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.
Bibliothécaires,partagez vos découvertes.
Clubs de lecture,envoyez vos choix.
Editeurs,valorisez vos livres.
Auteur : Pierre DesRuisseaux
Date de saisie : 23/03/2011
Genre : Religion, Spiritualité
Editeur : Castor astral, Bègles, France
Collection : Les Inattendus
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 9782859208462
GENCOD : 9782859208462
Sorti le : 24/02/2011
Les textes premiers sont éternels. On ne saurait les oublier puisqu'ils relatent nos origines. Ils nous disent ce qui était, ce qui est et ce qui sera, comme écrits pour et dans l'éternité, pour tous les temps et toutes les époques.
Souvent qualifié de «Bible maya-quichée», le Popol Vuh raconte sous forme d'allégorie la création du Monde et la genèse d'un peuple à travers les vicissitudes de l'histoire.
Rédigé dans une langue élégante et poétique, le Popol Vuh est comparable, en terme d'importance, aux grands textes sacrés tels que les Edda islandaises, les Veda indiens, la Torah ou encore le Coran.
Cette nouvelle version du texte écrit en quiché peu après la conquête espagnole, vers 1550, relate à la fois l'origine du monde terrestre, les mythes cosmogoniques et l'histoire merveilleuse du peuple maya.
Auteur d'ouvrages sur les expressions populaires, poète et traducteur, notamment de Hymnes à la Grande Terre, rythmes, chants et poèmes des Indiens d'Amérique du Nord-Est (Le Castor Astral, 1997), Pierre DesRuisseaux partage son temps entre le Québec et le Mexique. Il a reçu le Prix de traduction du Conseil des Arts du Canada en 1986, et le Prix du Gouverneur général du Canada, section poésie, en 1989.
En collaboration avec Daisy Amaya
Extrait de l'introduction
Texte mythique relatant l'origine du monde terrestre, le Popol Vuh est le livre sacré des anciens Mayas Quiches habitant le Guatemala, le Mexique méridional et la péninsule du Yucatan. Écrit en dialecte quiché, une variante de la langue maya parlée au Guatemala, la version originale du Popol Vuh aurait été rédigée en utilisant des caractères latins selon la phonologie de l'époque, entre 1554 et 1558, par un érudit indien anonyme s'inspirant de la tradition orale et probablement d'anciens textes pictographiques, perdus depuis.
D'aucuns attribuent la rédaction de ce document à un certain Diego Reinoso, fils de Lahuh-Noh et «Popol Vinac» de sa communauté, c'est-à-dire chargé en titre des tracés hiéroglyphiques. Celui-ci, baptisé et instruit plus tard dans la foi chrétienne, aurait pris plus tard le nom de frère Diego de la Anunciación, accompagnant le frère Marcos Pérez Dardon lors de ses missions évangéliques dans la province du Chiapas. D'autres, cependant, affirment qu'il serait l'oeuvre d'un certain nombre de prêtres et d'érudits mayas, dont un dénommé Cristobal Velasco, qui aurait détenu un poste important dans la hiérarchie maya.
Le document en question restera inconnu aux Européens jusqu'au début du XVIIIe siècle, alors qu'un moine dominicain, le père Francisco Ximénez, en fait la découverte en 1701 dans le petit village de Santo Tomás Chuilá, qui porte aujourd'hui le nom de Chichicastenango. Nommé curé de cette petite communauté du centre-ouest du Guatemala, le père Ximénez était arrivé d'Espagne en 1688 avec d'autres religieux venus évangéliser les Indiens.
Ce sont les habitants du village qui lui dévoilent l'existence de ce curieux document, qui avait été tenue secrète durant un siècle et demi. D'après ce que peut en déduire le religieux dominicain, le manuscrit fait référence à la cosmologie ainsi qu'à l'histoire mythique du peuple maya quiché depuis les temps immémoriaux jusqu'à l'époque suivant l'arrivée des Espagnols en Amérique. Le bon père, qui connaît suffisamment la langue maya quichée pour réaliser qu'il se trouve en présence d'un manuscrit d'une valeur et d'une importance inestimables, décide donc de rédiger, entre 1701 et 1703, une copie du texte original écrit, rappelons-le, en langue quichée mais avec des caractères latins. En regard, sur une deuxième colonne, il l'accompagne d'une traduction de son cru en langue espagnole. Puis, ayant complété la transcription de même que la traduction du texte en regard, le père Ximénez en tire des extraits qu'il joint au premier tome d'un de ses ouvrages amorcé en 1715 : Historia de la Provincia de San Vicente de Chiapa y Guatemala... Il occupe alors le poste de curé de la paroisse de Xenacoj. Il complétera cet ouvrage entre sept et dix ans plus tard, au moment où il est nommé supérieur du couvent de Santo Domingo, dans le village de Sacapulas.
À son décès, survenu dans les années 1720, ses papiers sont déposés aux archives du couvent et, à la suite des deux tremblements de terre de 1773, qui détruisent l'institution, celles-ci sont transférées à la fin du XVIIIe siècle à Nueva Guatemala de la Asunción (aujourd'hui Ciudad Guatemala). Vers 1829, le mouvement de libéralisation politique et sociale qui fait suite à la proclamation d'indépendance de 1821 du Guatemala provoque la fermeture des couvents et l'expulsion des communautés religieuses. Rappelons ici que le Guatemala ne deviendra officiellement indépendant que beaucoup plus tard, soit en 1847.
Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia