Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Inscrivez-vous àla Lettre des Bibliothécaires.

Bibliothécaires,partagez vos découvertes.

Clubs de lecture,envoyez vos choix.

Editeurs,valorisez vos livres.

.. Dompter la bête

Couverture du livre Dompter la bête

Auteur : Ersi Sotiropoulou

Traducteur : Michel Volkovitch

Date de saisie : 07/07/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Quidam éditeur, Meudon, France

Collection : Made in Europe

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 9782915018585

GENCOD : 9782915018585

Sorti le : 14/04/2011

  • Les présentations des éditeurs : 29/05/2011

Loin des élans révolutionnaires de sa jeunesse, Àris Pavlòpoulos, conseiller particulier d'un ministre, jouit d'une existence confortable à Athènes en dissimulant ses zones d'ombre : l'obsession du sexe et l'ambition refoulée d'être reconnu comme poète. Une manifestation littéraire consacrée à son oeuvre et un voyage en Espagne, hanté par le symbolisme sexuel de la tauromachie, lui offrent l'occasion de satisfaire tous ses désirs. Mais dans la vie de Pavlôpoulos, rien n'est conforme aux apparences... surtout quand un jeune voyou le poursuit dans les rues d'Athènes comme son ombre.
D'une écriture rigoureuse et inventive, tragique sans négliger l'aspect comique et même grotesque des choses, Dompter la bête dissèque le comportement d'une élite tout en abordant des questions morales et existentielles. Un roman qui se lit d'un trait.

Ersi Sotiropoulos est née à Patras en 1953 et vit à Athènes. Zigzags dans les orangers (Maurice Nadeau, 2003) a reçu le Prix d'État et le Prix de la revue Diavàzo en 2000.

La presse grecque sur Dompter la bête

«Un livre passionnant à tous points de vue.»
K. Karakotias

«Un roman au charme corrosif.»
To Vima

«L'autre face de la réalité, son image reflétée dans les miroirs déformants d'un cirque géant qui n'est autre que notre vie dans l'Athènes d'aujourd'hui.»
Revue Thitìa

«La solitude, l'absence de communication, les trahisons, le vieillissement, les illusions perdues, le désert des sentiments, c'est tout cela qu'Ersi Sotiropoulos décrit... Une image fidèle de notre société.»
Peloponissos

«Ce livre, qui commence comme une étude de moeurs sur une certaine élite athénienne, devient en route un thriller existentiel qui se lit d'un trait.»
Ta Nèa



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 9 juin 2011

Message personnel à l'attention de Jean-Claude Juncker : Monsieur le chef de file des ministres des finances de la zone euro, vous qui venez officiellement d'annoncer un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce, ne lisez pas ce livre ! Non qu'il ne soit pas bon - il est même excellent. Mais le tableau qu'il dresse de l'élite athénienne - son comportement, ses démons, ses aspirations profondes... - pourrait vous faire douter. Qu'en serait-il des 60 milliards d'euros de l'aide, s'ils venaient à tomber dans les mains... d'Aris Pavlopoulos, par exemple ?...
Raison d'insister sur la nature littéraire de son projet. Car son roman a beau tomber dans "une actualité affreuse", et résonner avec elle de façon troublante, il est d'abord celui d'une véritable romancière. Avec un ton qui n'est qu'à elle : un mélange de profondeur philosophique et d'ironie ravageuse, un va-et-vient constant entre le métaphysique et le grotesque...
Avec un parti pris enfin - ou une forme de politesse ? - consistant à faire rire ou sourire, non à faire la leçon.


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 26 mai 2011

Ils vivent, ils pensent. Mais ils n'agissent pas vraiment, aussi peut-on craindre que les personnages de Dompter la bête, beaux spécimens d'une bourgeoisie en faillite, soient précipités vers une tragédie inéluctable. En attendant, ils éprouvent comme des bouffées de bonheur. Le personnage principal s'appelle Aris Pavlopoulos...
Très naturelle, chaloupant d'un point de vue à l'autre, Ersi Sotiropoulos est tour à tour sévère et compréhensive à l'égard des Pavlopoulos. Aris n'est pas qu'un homme politique libidineux. Il est poète. Cela fait longtemps qu'il n'a rien publié, mais il se promet d'écraser les confrères lors de la soirée organisée par l'Union des écrivains. «Ce serait un poème contemporain, quasi postmoderne, mais de facture classique.» Il croit à «la toute-puissance» de la poésie. Mais les vers lui viennent difficilement. «Les vers sont des Tupamaros», dit Carla. Un des rares qui tiennent, après polissage, est : «Avide, apeuré, nu». Finalement, le chef-d'oeuvre va voir le jour, sous le titre la Corrida.«C'était ça, son poème, la bête qu'il avait domptée !»


  • Les courts extraits de livres : 14/03/2011

Les yeux fermés, la lumière chatouillant ses paupières, Aris cherchait son portable. Il tira le drap, fouilla les replis mous de la couverture, sa main effleura sa poitrine chaude et suante. Puis il attrapa quelque chose de dur dépourvu de clavier et comprit aussitôt qu'il tenait sa queue. Il sourit et se rendormit. Dans son rêve il eut une formidable érection, une trique somptueuse, miraculeuse qu'il ne voulait surtout pas laisser filer. Mais sa bouche était sèche, sa langue restait clouée au palais et il crut s'entendre grincer des dents, elles grinçaient près de son oreille, fragiles, branlantes. Il fut pris de panique. Avait-il oublié de mettre sa gouttière ? Sa femme venait de lui en offrir une mais ce jour-là il ne la portait pas.
- Coucou...
Àris changea de côté. En ouvrant les yeux, il aurait vu devant lui Penny habillée, maquillée. Prête à tout, depuis la sortie en boîte jusqu'à l'expédition dans le désert des Tartares.
- Coucou, bébé, réveille-toi !
- Je crois que mon portable a sonné, dit-il, sa trique battant faiblement des ailes.
- Mais non, dit l'autre.
Il ouvrit les yeux. Penny, radieux sourire, dents étincelantes. Une fille canon. Toute à lui.
- Tu me passes mes lunettes ?
La jeune femme se pencha, ramassa les lunettes sur le sol et monta sur le lit, tirant la couverture puis s'agenouillant devant lui.
- Alors ? demanda-t-elle, le visage encore caché derrière son sourire.
- Viens, dit-il. Il l'attira, la serra contre lui. Cette cicatrice pâle comme une arête de poisson sur sa nuque, il ne l'avait jamais remarquée. Il faut que tu partes la première, murmura-t-il, et il la mordit au lobe de l'oreille.
- j'y vais, dit-elle. Elle se dégagea et se leva.
- Penny, souffla-t-il.
Elle avait déjà quitté la pièce.
Tandis qu'il s'habillait, son globe oculaire gauche se mit à trembloter. Ou plutôt sa paupière. Une brûlure à l'intérieur de l'oeil et une contraction régulière qui s'étendait au nerf optique. La partie gauche de son visage était engourdie. Il chercha un Lonarid dans sa poche, mais la boîte qu'il trouva était vide.


  • Le courrier des auteurs : 07/07/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Un type qui traduit avec passion, depuis trente ans, des romans, des nouvelles, des pièces et des poèmes grecs. Un veinard qui explore ce trésor avec délices et ne demande qu'à le partager.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
La Grèce actuelle, sans clichés. Le thème éternel des relations entre générations, sa face tragique et son côté comique.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Elle avait, cette ville, une énergie incroyable.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un flamenco-rock sur des paroles grecques, interprété par un Français speedé.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'euphorie de la lecture : avec son action palpitante, ses personnages vivants et complexes, ses passages sexy très jouissifs, ce roman est si agréable à lire qu'on en oublie presque sa profondeur.


Copyright : lechoixdesbibliothecaires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia