Qui est Jacques Peysson qu'on vient d'exécuter à travers la porte de son appartement de la résidence Métropolis à Maisons-Alfort ? Un paisible éditeur victime d'une erreur de casting dans un règlement de compte ou un aventurier que son passé rattrape après un long séjour en Colombie ?
De la Colombie, il sera en effet question de diverses façons : les émeraudes, les enfants des rues, les milices paramilitaires et le grand poète José Asunción Silva dont la «silueta» hante les murs de la vieille ville à Bogot (...)
Au départ, dans un journal local, une petite annonce apparemment anodine : "Chercheur souhaite recueillir témoignages et documents sur les camps du Loiret pendant l'Occupation..."
Anodine, vraiment ?
Deux ans auparavant, le film d'Alain Resnais, Nuit et Brouillard, avait subi les foudres de la censure officielle parce que, sur quelques images empruntées aux actualités de l'Occupation, le camp de Pithiviers, avec son double rang de barbelés et ses miradors, se trouvait associé à l'uniforme d'un gendarm (...)
Dans le fond, la nouvelle, c'est un peu comme un habit : elle est réussie quand ça tombe bien. Et pas seulement au moment de la chute !
Quand elle fonctionne comme il faut, dès les premiers mots se met en place une mécanique implacable -fatalité ou "force des choses" - qui s'empare de l'attention du lecteur et la retient jusqu'au bout, sans temps mort. On pense à la définition que Jean Cocteau donnait du style : "une manière d'épauler, de viser, de tirer vite et juste".
Que vient faire tel personnage, (...)
«On aura beaucoup progressé en matière de justice quand tout le monde aura admis que l'aveu d'un crime par un suspect - son expression verbale - n'est pas le crime lui-même...»
Tel est le point de vue du «privé» dans cette double intrigue policière, librement inspirée de faits divers réels et que l'auteur a choisi de développer dans le cadre pittoresque de la ville de Nevers et de sa région.
Un bar américain à juke-box, un Seeburg des années 50 avec disques de jazz et chansons à texte, un collège baptisé (...)