Alors que 2009 célébrait le centenaire du Manifeste du Futurisme qui prit acte des formes nouvelles de la vitesse avec la venue de l'automobile et du cinéma, ce volume n'entend pas faire crédit à une compréhension du concept dont la visée et le contenu seraient assurés. Autrement dit, il est possible que la notion de vitesse, en dehors de son acception mécanique courante, ait une existence paradoxale. Ainsi la vitesse se retrouve au sein d'un ensemble mobile de postures, de gestes, de langages, de sensation (...)
Ce livre est une étude méthodique et novatrice dont on trouve ici la première traduction française intégrale. Il fut publié aux États-Unis au printemps de l'année 1916 sous le titre The Photoplay : A Psychological Study. Le sujet est bien le cinéma, dont la force, l'originalité et les ressorts sont soigneusement analysés et démontés d'un point de vue à la fois psychologique et esthétique. Münsterberg n'est pas peu fier de mettre sa science ainsi que ses convictions philosophiques et esthétiques au service d (...)
La perspective ouverte par ce livre ne relève pas de ce qu'on appelle usuellement critique ou analyse de films. Aucune théorie (de celles homologuées par la vulgate universitaire) ne soutient le relevé des éléments qu'il convoque. La forme qui accueille ces fragments de films est plus aléatoire. Leur rassemblement dans une construction en archipel peut ouvrir 'à'' ou 'sur'' un fantastique du cinéma provoqué par les rencontres de A. Tarkovski et J. Whale, de J. Eustache et J. C. Monteiro, ou de M. Powell e (...)
Dans plusieurs films, il est question d'un être en marche dont la mobilité, sans véritable détermination, invite à poser la question du sujet. Le mouvement propre à la flânerie a une parenté profonde avec une subjectivité quasi cinématographique. Ce livre voudrait en donner une idée à travers quelques figures mises en images et en sons par Jacques Demy, Agnès Varda, Marguerite Duras, François Truffaut, Jacques Rivette, Jean-Claude Guiguet, Nicole Vedrès, Luchino Visconti, Michelangelo Antonioni ou Alain Res (...)
Que ce soit dans la vie quotidienne ou dans l'art, le geste se confronte toujours à l'oeuvre dont il est la cause. Or que se passe-t-il quand le geste est oeuvre ? Quand son «oeuvrer» n'est plus réduit à un résultat objectif mais maintenu intact dans son état de «faire» ? Une ouverture sur une complexité théorique du geste et de ses possibilités chorégraphiques s'affirme. Les textes réunis dans ce recueil défendent la pertinence de l'idée de geste et en décrivent la méthode : l'intempestif, l'impersonnel, l (...)