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A propos de la bibliothèque : BIBLIOTHÈQUES DE LA VILLE DE PARIS


Ses coordonnées

Adresse:
PARIS
France

Site Internet : http://www.paris.fr



Les coups de cœur de ses bibliothécaires

Voici le récit d'une nouvelle forme de lutte entre les Anciens et les Modernes : les jeunes, non reconnus par la société autrement que comme des consommateurs, décident de rompre radicalement avec le modèle imposé. La guerre est déclarée, les moins de vingt-cinq ans décidant de passer leurs aînés par les armes. Ce roman fort et choquant nous offre une belle réflexion sur notre société.


Un charmant essai sur la mémoire que l'auteur, brillant médiéviste, garde de ses lectures enfantines. Sans avoir relu ni revu les ouvrages (Comtesse de Ségur, Colette Vivier, Mark Twain... et leurs illustrateurs (F. Lorioux, Pécoud...), il recherche la fraîcheur des impressions, pensées et jugements qu'ils lui inspiraient. L'enfant étant immédiatement réceptif aux émotions, ses impressions plus intenses, il comprend les textes, à sa façon, avec une pénétration instinctive, qu'il perd en devenant adulte. "Même ce qu'il ne comprend pas, il le comprend mieux que quand il le comprendra", car il y met son imaginaire et ses rêves. Donc, seuls les enfants savent lire !


Ce livre retrace l'histoire de l'écriture à travers ses instruments : du charbon, le stylet, le pinceau ou la plume qui furent des outils réservés à une classe fermée. La libéralisation du crayon, du Bic, du feutre puis du SMS ouvre l'écriture à tous. Un sujet rarement traité. Un ouvrage très complet.


Une centaine de lettres d'Ovide sont traduites par Marie Darrieussecq. Ce n'est pas une version érudite que nous propose la traductrice, plutôt une volonté de rendre lisibles et contemporains ces textes souvent très poétiques. Les sentiments nous semblent proches : mélancoliques et plaintives, ce sont des lettres d'exilé, de courtisan et d'artiste.


  • Groupe littérature : Comédies en un acte - René de Obaldia - Grasset, Paris, France - 13/04/2010

Théâtre de qualité par un auteur à l'affiche dans les années 70 et 80 (Monsieur Klebs et Rosalie, Du vent dans les branches de sassafras joué par Jean Marais) et qui reste toujours à la mode. Ses pièces, dans la mouvance du surréalisme, sont parfois qualifiées de "drôles et grinçantes". Celles qui sont réunies dans ce recueil toucheront un large public.


Klaus, fils de Thomas, fut déchu le 1er octobre 1934 de sa nationalité allemande par les autorités nazies. Les soixante-sept textes qui composent Contre la barbarie (1925-1948) révèlent combien Klaus Mann sut, avant beaucoup, décrypter le régime hitlérien et s'y opposer. Intransigeant envers l'intolérance, impitoyable envers ceux qui se sont "prosternés devant la croix gammée", il s'interroge, au fil des articles, sur l'énigme allemande. Un livre recommandé, à mettre entre toutes les mains.


  • Groupe littérature : Zindien - Hervé Le Tellier - Castor astral, Bègles, France - 13/04/2010

Membre de l'Oulipo, Le Tellier nous propose une série d'exercices de style délirants mais écrits de manière virtuose et maîtrisée. Un travail d'écriture qui dépasse le simple jeu sur le vocabulaire et les sonorités de la langue, même si l'on s'amuse beaucoup en le lisant.


Dans cet essai captivant, Pierre Jourde s'interroge sur l'aspiration à la singularité de la littérature, en particulier à la Belle Époque, et des "formes excessives"(monstrueuses donc) qui en résultent. L'exégèse des "loufoqueries" sert une réflexion sur les modernités littéraires, aussi les écrivains contemporains ne sont-ils pas oubliés (ni épargnés...). Brillant et passionnant.


Le livre de référence sur l'histoire des mots. On saura tout, tout, tout sur l'étymologie des mots mais aussi, et surtout, sur l'exactitude du terme à employer : bourgeois ou citadin, portier ou concierge, paisible ou serein. Un chapitre est consacré à l'histoire des mots : on lira avec délices le passage sur les lunettes (des bésicles au lorgnon), un autre sur la prononciation. Incontournable.


Texte agrémenté de vignettes coquines sur ce qui fit la vie galante du second empire. Très intéressant sur la vie sociale au XIXe siècle car il analyse avec détails, sans être jamais ennuyeux, certains aspects de la vie de ces femmes : leur emploi du temps, leurs prénoms, pourquoi elles prennent cet état et comment elles le quittent. Des anecdotes égaient l'étude.


  • Groupe littérature : In memoriam - Stéphane Audeguy - Gallimard, Paris, France - 12/04/2010

Dernières volontés ou circonstances de décès d'une centaine d'écrivains, artistes, scientifiques ou simples fonctionnaires (Dalida, Freud, Bossuet, Tchékov, Mata Hari...). C'est touchant, édifiant et parfois humoristique. Einstein aurait prononcé sa dernière phrase en allemand devant une infirmière américaine qui n'aurait pas compris. Se lit comme un livre de maximes : en continu ou en butinant.


Les mémoires ou le journal un peu particulier d'un écrivain "coureur de fond". Ou comment on arrive à se connaître mieux, à réfléchir à chacun de ses actes, aux moments cruciaux de son existence quand on court trente kilomètres par jour. Beau texte simple et juste.


Sous une forme humoristique souvent irrésistible, ce texte mène une intéressante réflexion sur l'apprentissage des langues. Plusieurs sont ici analysées, leurs structures commentées, leurs curiosités dévoilées. Un petit ouvrage à la fois drôle et savant, très agréable à lire.


Abû Ibn Walîd Ahmadibn Zaydûn est né 1003 dans une famille aristocratique de Cordoue. Long poème au thème classique : l'amour langoureux et la froideur de la bien-aimée par l'un des plus grands poètes de l'Espagne médiévale. La voix d'Ibn Zaydûn acquiert une place unique et singulière dans la littérature universelle de l'amour. La traduction rendue par André Miquel déroule une mélopée superbe. L'ouvrage dispose d'un appareil critique développé.


Un bel hommage à Romain Gary par celle qui fut sa femme de 1944 à 1962 : Lesley Blanch. Elle-même était écrivain et journaliste, elle le rencontra à Londres où il figurait parmi les compagnons du général de Gaulle. Elle l'initia à la vie anglaise et servit, en partie, de modèle à Lady L. Ce portrait des qualités et des petits travers de l'écrivain est aussi un hymne à l'amour. Beau récit sensible.


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