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Le dernier Morpurgo vient de sortir. Le titre est vraiment beau. La couverture est superbe, la quatrième si alléchante... alors j'ai laissé tomber ma lecture en cours pour "Seul sur la mer immense", certaine que j'allais passer de jolies heures entre ses lignes.
Et bien oui alors ! dès les premières lignes j'ai été emportée..., comme toujours avec Michael Morpurgo.
C'est encore une très belle histoire qui se passe en Australie et en Angleterre. Celle d'Arthur puis de sa fille qui réalisera une chose qu'il n'a jamais osé faire par peur d'être déçu et triste. Les premières années d'Arthur seront très dures. Il tiendra face à ces durs moments grâce à l'amitié de Marty qu'il considérera comme son frère. Ils seront exploités dans une ferme par un être abject, tyrannique et méchant. Puis ils connaîtront le bonheur, l'amour auprès de Meg qui sera une mère pour eux. Mais viendra le jour où il faudra voler de ses propres ailes. Etre autonome. Ils apprendront à construire des bateaux puis à être marin.
La mer est très présente dans ce livre. Avec son mystère, à la fois attirante et dangereuse. Arthur et Marty puis Arthur et Allie, sa fille, vont l'aimer profondément, vont "danser" avec elle. Et pour elle, ils vont mener un grand projet à son terme. Le rêve d'Allie. Trouver celle qui a donné la clef porte-bonheur à Arthur. Sa soeur Kitty. Ce sera une grande aventure ! Mais stop ! Je ne vais pas tout vous raconter. Sachez juste que ce roman est une petite merveille. Un vrai coup de coeur pour moi. Il est magnifique, émouvant, saisissant. Il m'a fait passer pas des émotions intenses. Il m'a fait rire, pleurer. Il m'a rendu gaie ou triste. Il m'a éblouie. Il m'a fait voyager, admirer de beaux paysages, prendre la mer, vivre l'aventure. Je me suis beaucoup attachée aux personnages, sauf les méchants, mais ils sont peu nombreux.
L'écriture est simple, belle, sensible, humaine. La couverture est vraiment bien choisie, en total accord avec le récit. Ce roman me restera en tête longtemps. Il est édité par Gallimard jeunesse mais mériterait aussi une place dans les romans adultes.
Enfin vous l'avez compris j'ai adoré ce livre. C'est un gros coup de coeur ! A lire absolument !
"Il ne peut pas exister d'endroit plus beau au monde que la mer la nuit, lorsque quelqu'un a allumé les étoiles".
Je découvre Henry Bauchau grâce à mon ami libraire et pourtant, il a écrit de nombreux livres. Celui-ci m'a éblouie. Cet auteur parvient avec une écriture simple à parler de pensées très philosophiques, à interpeller. J'aime beaucoup ce genre de livre que vous reposez souvent après avoir lu quelques lignes ou quelques pages pour fermer les yeux, et votre esprit se met à penser, réfléchir, se questionner, vagabonder. C'est pour moi signe d'une grande qualité d'écriture. Ils sont rares les auteurs qui me font cet effet. Je mets plus de temps pour les lire. Ils m'habitent longtemps.
Le narrateur nous parle de son amitié pour Stéphane. Comme j'aimerai connaître une amitié comme celle-ci. Intense, sans parler beaucoup, juste le regard, l'attitude qui porte l'autre, qui le pousse un peu plus loin, au delà de ce qu'il pensait être possible. Certains passages sont "simplement" beaux. Ils ne se sont pas connus longtemps, la seconde guerre les a séparés avec la mort de cet ami.
D'ailleurs le narrateur va rencontrer celui qui l'a tué. Un homme plein de haine. Là, l'auteur va nous emmener dans les couloirs secrets de la pensée de cet homme. De son fonctionnement moral. Impressionnant !
Cela, c'était dans le passé. Le présent, c'est sa belle-fille qui se bat à l'hôpital et qu'il va voir très souvent en prenant le boulevard périphérique. Et tout cela se mêle. Le présent, le passé, les souvenirs, les pensées sur cette amitié, la mort comme une fin en soi, sur l'amour. Il pose un regard sur ce qu'il a vécu, sur les personnes qu'il a rencontrées plein d'humanité. Il analyse les sentiments, les actes avec justesse. Il nous surprend. Toujours avec cette écriture sobre.
Ah... Je suis frustrée. Je me rends compte que ce livre mérite que l'on parle de lui bien mieux que je ne le fais.
Il est évident que je ne vais pas m'arrêter là avec cet auteur. Son écriture m'a séduite. D'emblée. Une écriture qui enrichit. Je veux découvrir ses autres livres, ses poèmes.
Un simple échange entre enfants. Pas un timbre-poste, ni un jouet, ni un autocollant. Une BD, échangée contre un banal tuyau en plastique. Un acte anodin au départ. Mais avec le temps, le Superman numéro un a pris une immense valeur. Et Harvey, devenu libraire, de bandes dessinées justement, ne rêve que de le récupérer. C'est même une obsession, le seul but de sa vie d'adolescent attardé : retrouver ce comic rarissime... Mais après toutes ces années d'attente, son scénario longuement mûri va dérailler, et il se retrouvera pris dans un imbroglio impitoyable.
Conseil de l'éditeur : ne commencez ce livre que si vous avez du temps, car vous ne pourrez pas le lâcher. (quatrième de couverture)
Je confirme, je ne l'ai pas lâché ce roman.
Anthony Moore est un anglais et cela se sent dans son écriture. Humour décapant et ton sarcastique. C'est drôle. J'ai très souvent éclaté de rire.
Ce pauvre Harvey ! Dans quel bazar il s'est fichu, et tout ça pour une BD ! Bien sûr cette BD de collection a pris beaucoup de valeur alors il aimerait bien la reprendre, surtout qu'il tient un magasin de bandes dessinées, mais il ne s'imagine pas où cela va le mener.
Les personnages sont très attachants et leurs conversations (en particulier celles d'Harvey avec ses parents) valent de l'or. Les pauvres, ils pensent bien faire et c'est tout le contraire qui arrive. Ils l'enfoncent. Et les situations dans lesquelles il se retrouve... on souffre pour lui.
Vous l'aurez compris, si vous avez envie de passer un très bon moment, de rire et en même temps de suivre une enquête et de comprendre le pourquoi du comment, il y a SWAP d'Anthony Moore ! Vraiment pas mal pour un premier roman.
Les lectures se suivent et ne se ressemblent pas.
Il pleut et Yéong qui va à l'école est protégée par son parapluie vert. Ce parapluie, elle ira le donner à un mendiant dont tout le monde se moque. Il est assis par terre, contre un mur, sous la pluie, immobile. Après l'école Yéong reviendra le voir. Il n'est plus là. Il a laissé le parapluie appuyé contre le mur.
Cet album est comme une parenthèse. L'histoire est toute simple... mais en est-ce vraiment une ? Ce serait plutôt un moment de vie. La générosité de cette petite fille est touchante.
Les illustrations sont très belles, tout en douceur, avec ce parapluie comme tache de couleur.
Oui, comme une jolie parenthèse...
Voici un livre que j'ai lu parce qu'un ami m'a dit que je ne pouvais pas passer à côté, et ensuite parce que les critiques que j'ai lues à son sujet étaient élogieuses et présentaient ce roman comme hors du commun.
Hors du commun il l'est vraiment. Ils sont seuls, le père et le fils. L'apocalypse a eu lieu et autour d'eux des cendres, rendant le paysage gris. Parfois des villes, des maisons pillées. Ils cherchent de la nourriture ; parfois, par chance, ils en trouvent. Ils se cachent, se terrent parce que les gens qui ont survécu ne sont pas tous gentils. Ceux-là ont sombré dans la barbarie pour survivre. Ils souffrent du froid. Ils traversent des lieux où ils voient toutes ces choses qui sont bien inutiles maintenant. Ils survivent en sachant que de toute façon la mort les rattrapera. Et pourtant, il y a beaucoup d'amour entre ces pages sombres. L'amour que cet homme et ce petit se portent. Un amour qui les aidera à tenir malgré la peur et l'angoisse. Un amour qui fera qu'eux ne sombreront jamais dans l'horreur. Se fixant des limites à ne pas dépasser. Et ils se parlent. Peu mais ils se parlent. Le père le veut, lui dit. Il faut que tu me parles. Pour faire sortir les sentiments. L'angoisse. Mais il y a aussi l'espoir. Le petit se dit que peut-être ailleurs il y a d'autres gentils comme eux. D'autres enfants. Quelque chose les porte, les emmène chaque jour un peu plus loin. Ne pas s'arrêter. Continuer à marcher sur la route.
"Il faut que tu portes le feu.
Je ne sais pas comment faire.
Si, tu sais.
Il existe pour de vrai le feu ?
Oui, pour de vrai.
Où est-il ?
Je ne sais pas où il est.
Si tu le sais. Il est au fond de toi. Il y a toujours été. Je le vois."
Oui ce livre est hors du commun, inhabituel. Pas du tout mon genre de lecture en temps normal. Mais pourtant je ne regrette pas de l'avoir lu. Il est porteur d'un message. Je ne saurais pas vous dire lequel ! Oui je sais, c'est surprenant. Un livre à découvrir assurément.
Cet album vient de sortir et c'est un gros coup de coeur pour moi. Ma libraire jeunesse me l'a mis dans les mains dès que je suis entrée dans la librairie samedi. Elle savait très bien ce qu'elle faisait. Elle savait que je ne repartirai pas sans. Oh non pas dans un souci de vente, non ! Elle voulait que je ne rate pas ce livre. Parce que c'est un p'tit bijou.
Les illustrations de ce livre grand format sont à tomber. Des doubles- pages...waouuuh ! Et elles ne sont pas de Rebecca Dautremer. Et non ! Elle, sur cet album, elle est auteure. Et oui ! Les illustrations sont d'Arthur Leboeuf. Ce dernier a un sacré coup de crayon. Les personnages, les rues, les immeubles de briques rouges avec leurs escaliers de secours, les voitures -Cadillac, Pontiac, Chevrolet, Buick-Brodway, le pont de Brooklyn, les panneaux publicitaires, tout y est. Et le texte de madame Dautremer est vraiment très chouette. Le ton est en accord avec le quartier d'Harlem.
"Tu en ris maintenant, mais à l'époque, t'étais pas aussi fier : Chili Vince, le caïd de la 135e, s'était fait tirer les oreilles par un grand-père ! Il s'en était pas laisser compter le vieux Jonhson ! Tes chaussures à bout pointu et ton joli chapeau en poil de chameau, ça n'a pas du l'impressionner beaucoup !"
Elle sait tout faire cette dame !
Ce petit chaperon rouge version Harlem est un livre cool, bien balancé. Très chouette quoi ! A ne surtout pas rater !
J'ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles.
Dans la première on oscille entre rêve et réalité. Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui ne l'est pas ?
Dans la deuxième on se rend compte qu'une imagination débordante peut complètement fausser la réalité et amener quelqu'un à commettre le pire et ce par erreur !
La troisième nous montre que bien souvent on se voit à travers le regard des autres. Un mot gentil et charmeur et les inhibitions sautent. Une critique et l'on se referme sur soi.
La quatrième nous brosse le portrait d'un homme acerbe qui a des idées préconçues. Pourtant un jour il se laissera tenter par une chose qu'il refusait de faire avant : lire un roman !
Enfin dans la cinquième nouvelle, plusieurs personnes brodent une histoire autour de cette femme qui attend tous les jours sur le quai d'une gare.
Eric-Emmanuel Schmitt, dans un style simple et précis a su exprimer les émotions, la vision des choses de ses personnages, leurs impressions bonnes ou mauvaises. Il les exprime tellement bien que parfois on s'identifie à ces personnes. On se dit "mais oui ! je réagirais comme ça moi aussi".
J'ai vraiment passé un très bon moment en lisant ce livre.
Lorsque j'ai commencé les premières lignes de ce livre, j'ai été déconcertée. Son écriture est surprenante. Bien différente de celle d'Ensemble c'est tout. Il m'a fallu deux ou trois pages pour m'adapter mais ensuite, c'était parti. J'irai même jusqu'à dire qu'il me plaisait. On passe d'un texte qui se lit comme une succession de notes à une écriture plus romancée, plus sensible. Charles, le narrateur, énumère ses souvenirs et parfois se laisse gagner par les émotions. Enumérer comme pour se protéger de ces sentiments qui sont là et qui ne demandent qu'à s'exprimer. Froideur du texte comme pour se préserver de la douleur. D'ailleurs plus on avance plus le haché laisse la place à une écriture fluide et émue. Et plus ces petites notes ne sont là que pour nous indiquer des gestes entre de longues discussions ou pensées.
Anouk m'a bouleversée. Elle en a consolé du monde...
Quant à Charles je l'ai trouvé troublant, aussi bien dans sa gaieté que sa tristesse.
Et enfin Kate, un vrai bonheur à elle toute seule, cette personne pourtant elle aussi un peu abîmée par la vie.
Oh oui ils m'ont beaucoup plu tous ces personnages. Ils sont attachants, beaux dans leur caractère, leur amour, leur douleur, leur joie et leur peine.
Et puis quand Charles passe ce pont menant à la maison de Kate, un peu bohème, faite de bric et de broc, avec ses pots en terre partout, des enfants qui courent, ses animaux et son odeur de feu de bois et de gâteaux au chocolat, et bien le charme opère. L'esprit des lieux. Parfois on peut dire de certains passages qu'ils sont un peu trop romancés et idylliques, oui on peut, mais ce n'est pas grave, je prends, je saute à pieds joints dedans parce que ça fait du bien et que c'est du bonheur en pages !
L'amour est omniprésent dans cette histoire.
Enfin deux ou trois petites choses sont délicieuses. Je me suis demandée si Anna Gavalda n'était pas venue dans mon village pour observer la vie des gens. Et puis il y a ces petites piques ironiques à l'encontre de ce que moi aussi je déteste alors... régal ! Certains membres de la famille valent le détour et la description d'une certaine maison est très drôle ! Des petits plus que j'ai bien aimés.
Madame Gavalda, votre écriture est pleine de charme et j'ai beaucoup aimé votre livre ! Beaucoup ! J'en aurais bien repris quelques pages. Juste par gourmandise.
Avec ce livre, on entre tout de suite dans le vif du sujet. Le narrateur, un ado qui envoie son manuscrit à une maison d'édition, va nous expliquer pourquoi avant, il détestait lire et pourquoi maintenant, il adore. Il ajoute même que l'amour de la lecture lui a donné aussi l'envie d'écrire. Donc voilà pourquoi il nous raconte son histoire.
Le soir où ses parents lui apprennent qu'ils vont divorcer, Etienne, le narrateur ne se sent pas bien du tout. Alors pour oublier son chagrin il va se mettre à lire, un livre qui traînait sur le bureau. Des nouvelles de Salinger.
Tout en racontant son histoire, il fait des commentaires sur sa façon d'écrire. Le choix de la première phrase, du premier dialogue, des prénoms, le et puis la fin.
Alors il va découvrir la lecture. Il va sauter d'un livre à un autre. Ses choix seront éclectiques : Salinger donc, il a aimé les nouvelles qu'il a lues en une seule fois alors il lira L'attrappe-coeur, Le Da Vinci Code, Orgueils et préjugés de Jane Austen, Shakespeare, Cooper, Beigbeder...Il analysera les styles, les genres, les auteurs, bref il nous raconte ses premières découvertes littéraires "libres". Personne ne l'oblige à lire, il choisit tout seul !
Mais ce ne seront pas ses seules premières découvertes ! Il y a aussi les émois du premier amour et de la première fois où...oh vous avez compris je pense !
Un très chouette livre à faire lire aux ados. L'écriture est simple, drôle...cool quoi !
"Je songe parfois aux critiques littéraires, qui lisent pour avoir lu. Comme sur la liste de l'école en début d'année, lorsqu'ils ont lu un livre, ils en ont un de moins à lire. Ils ne lisent pas pour oublier ce qu'ils ont lu, ce qui est le meilleur moyen de se souvenir de ce qui vous a touché, mais pour décider de ce qu'ils vont en dire. Avec ou sans crayon dans la main, ils élaborent leur commentaire. L'ennui doit sembler normal : lire est leur métier. Mais surtout, à tant lire, à tant chercher à débusquer l'insolite, le singulier, l'exceptionnel, comment trouvent-ils les mots pour transmettre l'envie de lire à des lecteurs qui n'ont ni la même exigence, ni la même ambition, ni la même unité de mesure ?"
Ce livre est une merveille ! Je suis tombée sous le charme des illustrations. Elles sont très belles. Monochromes. Le mouvement est rendu de façon très subtile. Elles sont empreintes de sérénité et de poésie. J'aime beaucoup.
Et puis il y a le livre, qui est là, au sol. Le vent tourne les pages. Les animaux passent à côté de lui, sur lui et pourtant ne le voient pas. Une petite fille arrive, lit le livre, vit l'histoire en exécutant une petite danse, ce qui interpelle les animaux. Quand elle part, ces derniers se précipitent sur le livre et le lisent ensemble. Et là ! Un grand sourire éclaire leur face.
Tout repose sur les interrogations suscitées chez le lecteur : que se passe-t-il dans ce livre mystérieux ? Tout comme les animaux on a envie de savoir. Qu'est-ce qui a fait danser cette petite fille ? Les phrases sont succinctes. Ce sont les illustrations et l'imagination du lecteur qui font tout.
La dernière page est colorée. La petite fille dort dans son lit et sa couverture ressemble au livre. Une illustration qui dit toute la magie des livres. Elle s'est endormie enveloppée de l'histoire.
Ah ! Il est beau, il est beau, il est beau !
Oh que je l'aime beaucoup ce livre. Il a une atmosphère particulière. Impression de lire un vieux cahier d'écolier ou un vieux livre qui a jauni. Des teintes sépias. Des détails dans les illustrations qui ouvrent notre imagination. Et puis l'histoire est singulière mais à la fois toute simple, toute belle, toute empreinte d'amour, de poésie et de sérénité. Ils sont différents mais proches. Ils changeront, évolueront, mais seront toujours attentifs à l'autre. La fin se pose simplement, délicatement et nous porte un peu plus loin.
Cet album est très beau.
Cet album est superbe. Il se passe quelque chose à la lecture. Comme cette petite fille on attend et la fin nous libère de cette attente, de ce sentiment de tristesse, de solitude, de silence. Elle va se mettre à chanter et ce chant va l'entourer. Et entourer aussi les autres, en les attirant vers elle. Comme si le monde s'arrêtait de tourner.
Cette petite fille n'est autre que Maria Callas. Nathalie NOVI signe là encore un très beau livre. Le texte est simple, dépouillé et cependant très touchant. Il relate juste un moment de vie, pourtant cela nous émeut énormément quand on sait ce que sera le destin de cette femme. On sait l'émotion qu'elle procurera en chantant.
Des croquis et des notes sont ajoutés à la fin de l'album. Nathalie Novi nous explique la vie de Callas, mais aussi la façon dont sont faites et pensées les illustrations, les symboles que l'on peut y trouver.
Quand je vous dis que le livre jeunesse recèle de vrais trésors ! Voilà encore une occasion de s'en convaincre, s'il en était encore besoin !
Mais pourquoi la lune ne réagit-elle pas aux belles chansons de madame la poule, la plus grande chanteuse de toute la terre et de l'univers ? Ca énerve la poule alors elle se met à pondre des oeufs carrés pour provoquer la lune qui n'aime que ce qui est rond ! Le carré, ça lui donne des boutons, plein de boutons !
La poule va pondre, pondre, pondre et empiler ces oeufs carrés pour monter jusqu'à la lune. Et tout là-haut...
"Pourquoi tu n'aimes pas mes chansons ?"
Vous voudriez le savoir hein ? Et bien je ne vous le dirai pas ! Lisez le livre. Il est très drôle ! Moi j'ai éclaté de rire à la fin.
Les illustrations sont agrémentées de quelques notes pour que le lecteur saisisse bien l'ambiance de l'histoire. Très chouette ce petit livre. Enfin... très poule !
Quand j'ai vu cet album dans ma librairie préférée, je savais qu'il allait me toucher profondément. Son titre était parlant. Et puis l'auteur, Roxane Marie Galliez a une écriture à laquelle je suis très sensible. A cela sont venues s'ajouter les illustrations de Sandrine Lhomme qui ont fini de me convaincre de la beauté de ce livre. Oui il est beau, émouvant, il dit l'essentiel avec simplicité. Oui, il est tellement bien que je vais aujourd'hui en parler et le montrer à une personne qui je suis sûre l'appréciera dans le cadre de son travail. Cette personne est psychothérapeute et il est pour moi évident de lui faire découvrir cet album. C'est un sujet sensible pour moi, le corps, ce que l'on fait de lui, l'image qu'il renvoie et ce livre est parfait pour aider les autres à comprendre que parfois le corps est le reflet d'une souffrance.
J'aime beaucoup Le poids d'un chagrin. Beaucoup ! Il faut le absolument le lire !
J'ai un gros coup de coeur pour ce livre. Pourtant son thème n'est pas facile : la mort. Quoi de plus triste et inquiétant ! Mais cela est abordé de façon tellement surprenante et douce que je suis subjuguée. La mort que l'on craint tous va nous paraître avec cet album comme quelqu'un qui peut être une amie. Ce n'est pas parce qu'elle existe qu'il faut la craindre. Ce n'est pas parce qu'elle est une fin en soi qu'il faut y penser tous les jours. Elle est là, il faut l'accepter. Alors autant le faire avec sérénité.
Ah ! c'est dur à expliquer. Lisez-le vous comprendrez. Ce livre est destiné aux enfants mais je le conseille aussi et peut-être même surtout aux adultes. Il pourra apaiser certaines craintes.
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