Lili travaille aux Archives de la police. Elle a élevé sa soeur Louise, médecin, en mission humanitaire en Ingouchie, qui lui demande de "tout lui raconter dans le moindre détail". Sans toujours en nourrir son courrier, Lili fouille alors sa mémoire familiale, observe ceux qui l'entourent et, pour la première fois, se penche sur l'actualité immédiate, avec la guerre en Tchétchénie, le début de la guerre en Irak. Lili est bientôt désorientée dans ce monde qu'elle découvre. Tout lui semble bouleversé : l'amit (...)
Dans une communauté d'artistes, un meurtre est commis. Une jeune femme, comptable dans un magasin de cuisines, est trouvée étranglée, en mai 2006. Tous les habitants de cet ensemble vont enquêter, sous l'oeil de la narratrice dont un lointain cousin (mais très proche ami) est journaliste de faits divers. Peu à peu, de cette polyphonie se dégage le portrait du tueur (un sériai killer), à la fois fantasque et angoissant. Mais aussi l'autoportrait de celle qui écrit, explore sa mémoire et approfondit sa vie in (...)
Osias Lorentz venait d'acheter la maison de Deir es-Zor où il avait passé, seul, sa première journée et, seul, sa première nuit, lorsqu'il a entendu un bruit de pas léger sur le sable de la cour.
Et lui qui l'instant précédent ne connaissait même pas la raison de son achat a compris presque simultanément qu'il espérait percevoir un tel bruit de pas, ténu, distrait, attaché à lui et indépendant de lui, et que celui qu'il entendait dans son dos, comme s'il était poussé par le soleil levant, n'était pas celui (...)
«Les dessins d'Ingres sont aussi pour nous, aujourd'hui, les traces qu'il nous aura laissées du cheminement de ses pensées, de ses errances.» Ainsi, les études pour Le Martyre de saint Symphorien apparaissent-elles comme autant d'étapes d'un travail en cours, dont Catherine Lépront décrit le lent processus d'élaboration.
Des premières compositions d'ensemble au tableau fini, en passant par les nombreux dessins exécutés, dans le détail, pour chaque personnage, tout cela témoigne du formidable grouillement (...)
«Nous regrettions de ne l'avoir pas vue de face, de ne pouvoir associer aucun visage à la sirène au chant de laquelle Émile avait cédé, aucun visage sur lequel nous aurions pu lire, comme si cela avait été possible, que cela devait arriver, ou du moins avoir l'explication du charme délétère auquel il avait succombé, car nous y aurions nous-mêmes succombé, hommes, femmes, un charme irrésistible...» Qui est celle que l'on appelle l'Anglaise ? Ce n'est d'abord qu'une voix au téléphone, qui veut parler avec Émi (...)
Alexandre T., scénographe septuagénaire, reçoit la visite d'une jeune femme algérienne, Ouhria, médecin qui travaille à l'hôpital Saint-Joseph et attend un enfant. Elle vient lui demander des comptes sur la mort de son grand-père Driss, qu'il a connu : en témoigne une photo des deux jeunes gens, quand ils avaient 25 ans, en pleine guerre. Alexandre a en effet été appelé mais il a refusé de se battre et a sympathisé avec un étudiant en droit, sur le point de se marier. Cette amitié n'a été comprise de person (...)